Mobilité douce

L'autopartage : une révolution solidaire et écologique

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Pilier de la mobilier durable, l'autopartage convainc déjà plus d'un million de Français sur les routes de l'Hexagone.

On pense très souvent aux transports en commun, au vélo et même au covoiturage lorsqu'il s'agit de parcourir une distance à moindre coût. À l'heure où les prix du carburant dépassent encore les deux euros le litre, ces solutions continuent de séduire les Français. Pourtant, l'une d'entre elles reste moins développée qu'on pourrait l'imaginer. On parle ici d'autopartage. Ce modèle collaboratif séduit aujourd'hui plus d'un million d'utilisateurs en France, avec près de 14 000 véhicules disponibles. Le Gouvernement ambitionne même d'atteindre 70 000 véhicules partagés d'ici 2031, soit cinq fois plus qu'aujourd'hui.

Des formes variées

Services professionnels en libre-service dans les grandes villes, ou initiatives citoyennes en zone rurale, l'autopartage prend des formes variées. En Île-de-France, un service public régional sera lancé dès 2027, avec jusqu'à 5 000 véhicules électriques accessibles en libre-service, en complément des transports en commun. Une réponse concrète à la saturation des axes routiers et à la pollution. Les bénéfices sont multiples : réduction des coûts pour les ménages, baisse des émissions de CO₂ et optimisation de l'usage des véhicules, qui restent immobiles 95 % du temps en moyenne. Avec plus de 25 opérateurs en France (Citiz, Getaround, Mobilize Share) et des modèles adaptés à chaque territoire, l'autopartage s'inscrit comme un pilier de la mobilité durable.

En ville comme à la campagne

Dans la Drôme, l'autopartage prend une dimension plus humaine. À Pont-de-Barret, une vieille Citroën ZX des années 90 est partagée par une trentaine d'habitants. Cette initiative, née d'un constat simple, des voitures souvent à l'arrêt et des besoins ponctuels de mobilité, montre que la mutualisation est possible même dans les villages. Les frais, comme l'assurance, l'entretien ou le carburant, sont répartis entre les participants, et la voiture est utilisée selon les besoins de chacun. Un exemple qui prouve que l'autopartage n'est pas réservé aux métropoles.

Assurance

Se lancer dans l'autopartage est finalement simple comme le démontre l'exemple drômois. Si vous souhaitez vous lancer dans ce type d'initiative, pensez à vérifier quelques points importants. Le véhicule utilisé doit être assuré au nom d'un conducteur en vérifiant que le contrat couvre les conducteurs occasionnels. Généralement, les assurances automobiles standards, tous risques ou au tiers, autorisent le prêt d'un véhicule. Des assurances spécifiques à l'autopartage existent également. En cas d'accident, la personne au volant reste responsable. Les frais, entretiens, essence ou réparations, doivent aussi être partagés entre les utilisateurs. « Quand on ramène la voiture, on note le kilométrage pour garder une trace de la distance parcourue », expliquent les habitants de Pont-de-Barret. Alors, prêt à vous lancer dans l'aventure ?

publié le 22 mai à 07h00, Thibaut Simon, Media365

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