Hausse du carburant : comment s'adaptent les camping-caristes ?
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Les automobilistes du quotidien ne sont pas seuls à subir la flambée des prix du carburant. En effet, verra-t-on autant de camping-cars sur les routes des vacances que les années précédentes ?
Le soleil est de retour, les vacances approchent... mais un problème de taille persiste : le prix des carburants. Souvent au-delà des 2 €/L, les tarifs freinent de nombreux automobilistes, y compris dans leur usage quotidien. Certes, le covoiturage progresse. Mais pour les vacanciers et adeptes du camping-car, la note devient salée et les projets évoluent. Sur les près de 500 000 camping-cars en circulation en France, les arbitrages sont désormais nombreux.
Une facture de carburant effrayante
Vous vous en doutez : pour un camping-car, la facture de carburant n'a rien à voir avec celle d'une citadine ou même d'un SUV. En moyenne, il faut compter environ 230 € pour un plein. Oui, vous avez bien lu. Avec une consommation pouvant atteindre les 10 L/100 km, soit près du double d'une voiture classique, le budget carburant peut vite peser sur l'ambiance des vacances. Avec des réservoirs pouvant dépasser les 90 litres, faire le plein d'un camping-car est devenu un vrai budget à part entière. Reste à savoir comment les usagers s'adaptent.
Partir moins loin, moins longtemps
Certaines régions ont vu au début du mois d'avril une hausse de la fréquentation des zones de camping-car : +30 % en Bretagne et au Pays de la Loire ; deux régions qui concentrent le plus important réseau de camping-cars du territoire. Dans le même temps, les régions PACA et Auvergne-Rhône-Alpes perdent 15 % de fréquentation. Les usagers font un choix simple : partir moins loin et réduire les sorties. « Le camping-cariste qui avait tendance à partir peu longtemps (en moyenne 1,6 nuit), va désormais rester plus longtemps sur une même destination pour éviter de reprendre son véhicule et de consommer du carburant », explique Olivier Coudrette, Directeur général de Camping-car Park.
Des solutions pour attirer les vacanciers
L'adaptation ne concerne pas uniquement les usagers. Du côté des zones d'accueil, la baisse de fréquentation oblige aussi à réagir. Certains campings misent ainsi sur des offres attractives. Dans le Gard, par exemple, un gérant propose « une carte carburant de 25 € offerte pour une semaine réservée, et 50 € pour deux semaines ». Une initiative qui vise à compenser, en partie, la hausse des coûts. Mais cette réorganisation a aussi ses limites. Dans certaines zones très prisées, la concentration de camping-cars entraîne des tensions sur les capacités d'accueil. Résultat : des restrictions apparaissent. Les municipalités de Biarritz et de Caen, notamment, limitent désormais l'accès aux aires à 48 heures. Si vous envisagez de partir dans les prochaines semaines, mieux vaut donc anticiper votre itinéraire pour éviter les mauvaises surprises.
publié le 17 avril à 07h00, Thibaut Simon, Media365