Flambée des prix du carburant, flambée du covoiturage !
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Le covoiturage continue de tirer son épingle du jeu. Face à la hausse des prix du carburant, les automobilistes français partagent de plus en plus leurs trajets.
Face aux prix exorbitants des carburants, les automobilistes français font face à un dilemme de taille. Se serrer la ceinture contre la flambée du litre d'essence (2,001 €) et de diesel (2,330 €) ou trouver des alternatives de mobilité. Le 27 mars dernier, nous évoquions le retour au premier plan du covoiturage dans l'Hexagone. Un schéma classique selon Nicolas Brusson, cofondateur et CEO de BlaBlaCar, « Un choc géopolitique, une flambée à la pompe, et notre communauté en demande plus. Parce que le covoiturage est le levier le plus rapide, le plus accessible pour faire des économies concrètes ». Cette accessibilité s'est traduite dans les chiffres au début du mois d'avril.
Des records de fréquentation
Il fallait remonter trois ans auparavant pour observer de tels chiffres. Le vendredi 3 avril, 140 000 places ont été proposées en une seule journée, soit huit fois plus qu'à l'accoutumée. Pour le lundi de Pâques, BlaBlaCar n'a pas été en reste, puisque 120 000 places étaient disponibles. Cette montée en flèche du covoiturage, face à la flambée des prix du carburant, témoigne également des nouvelles dispositions des automobilistes français. Certes, les économies sont nécessaires, mais la volonté de « repenser sa mobilité » l'est tout autant. « Il est temps de voir le covoiturage pour ce qu'il est vraiment : un outil de sobriété et d'indépendance énergétique, aux côtés de l'électrification et des renouvelables », expliquait Nicolas Brusson.
Des prix imbattables
Les jours fériés vont se multiplier en cette période printanière. De quoi motiver les Français à s'évader quelques jours. Pour éviter le gouffre financier que représente actuellement l'utilisation d'une voiture personnelle, le covoiturage propose des tarifs presque imbattables. À peine 10 € pour réaliser un Mauves-sur-Loire (proche de Nantes) - Noirmoutier (environ 1h30 de trajet) ou encore 36 € pour rallier Missillac en Loire-Atlantique à Bordeaux (4h de trajet). Ces exemples, la France en compte par dizaines. Pour Olivier Binet, cofondateur de Karos (numéro 1 du covoiturage quotidien), « la raison d'être du covoiturage, c'est de venir en complément de toute l'offre de transport un peu structurante ». Malgré la crise des carburants, les solutions existent. Reste aux Français de choisir la meilleure alternative.
publié le 20 avril à 05h00, Thibaut Simon, Media365