Mobilité douce

Connaissez-vous les " vélo-écoles " ?

On en compte plus de 200 sur le territoire français et elles sont pourtant méconnues du grand public. Les « vélo-écoles » vise en majorité les adultes et permettent un apprentissage du deux-roues pour les débutants. Connaissance du produit, prévention aux risques, des bénévoles vous accompagnent pour que le vélo (re)devienne un plaisir et non une crainte.

On connaissait les auto-écoles pour passer le permis de conduire. Un passage obligé à l'arrivée de la majorité. Pourtant, il n'y a pas que la voiture qui demande un apprentissage. Depuis le début des années 2000, les vélo-écoles sont sorties de terre pour deux raisons principales : accompagner les débutants dans l'apprentissage du deux-roues et remettre en selle les gens sachant pédaler, mais qui n'ont pas l'habitude de rouler à vélo.

Un public adulte


Financées à 40 % par les mairies, les vélo-écoles fleurissent dans l'Hexagone sur le réseau de la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette). Ouvertes à tous, elles comptent en majorité un public d'adultes (67%) et plus particulièrement de femmes. L'objectif de ces structures est d'accompagner les personnes en difficulté sur un vélo et qui ont peur de se déplacer dans un environnement parfois hostile à la pratique du deux-roues. Grâce à quatre étapes de base, des bénévoles et des éducateurs « mobilité à vélo » les soutiennent dans leurs démarches. Commencer par les fondamentaux en découvrant son vélo, puis passer au perfectionnement en adaptant la vitesse et le freinage, avant de rouler en ville là où les aménagements cyclistes sont absents. Enfin, un module théorique est prévu pour se familiariser avec les équipements du vélo ou pour apprendre le Code de la route.

Vecteur social


À 10 € la séance, cette formation vous permettra de reprendre confiance en vous et de remonter sur la selle. La vélo-école, ce n'est pas que de la pratique, c'est aussi et surtout un moyen de se socialiser. Grâce à des animations de quartier et différents évènements organisés dans les écoles et les entreprises, le concept participe également à l'insertion professionnelle. Le vélotaf devenu une pratique en vogue, témoigne de l'envie des citoyens d'utiliser le vélo au quotidien, au-delà du loisir. Autre effet à souligner : la santé. Si les organisations du secteur médical préconisent 30 minutes d'activité par jour pour rester en bonne santé, pratique le vélo peut y contribuer. En dehors de la marche, le vélo synonyme de liberté peut être utilisé tous les jours, par tous les temps. Pédaler pour sa santé, le message est porteur de sens.

publié le 9 juin à 12h03, Media365

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