Circulation dans les centres-villes : les zones 20 km/h sont-elles efficaces ?

Circulation dans les centres-villes : les zones 20 km/h sont-elles efficaces ?©Wikimédia Commons, Media365
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, publié le 19 janvier

Connus sous le nom de « zone de rencontre », ces espaces à 20 km/h se sont généralisés en France depuis plusieurs années. Piétons et conducteurs d'engins motorisés sont concernés, mais le bilan est-il positif ?



Après les zones 30, place à la zone 20 km/h vivement conseillée dans les centres-villes des communes de l'Hexagone . On peut le comprendre. Appelée également zone de rencontre, elle permet aux piétons d'avoir la priorité absolue dans un périmètre défini, tout en cohabitant avec les voitures, cyclistes et autres engins motorisés. À une condition, le respect de la limitation de vitesse à 20 km/h.

Zone de rencontre

L'objectif des zones de rencontre est double. Dans un premier temps, assurer la sécurité des piétons en leur donnant la priorité. Entre 2021 et 2022, une augmentation de 18 % de la mortalité piétonne a été constatée. Les piétons tués sur les routes représentent également 15 % de la mortalité routière en France. Le second objectif concerne l'environnement. Ces zones ont vu le jour pour réduire l'impact environnemental lié à la circulation routière dans les zones urbaines.

Quel bilan ?

Leur instauration semble convenir en particulier aux piétons, vulnérables et parfois délaissés par les mesures prises par le Gouvernement en matière de sécurité routière. Mais le bilan est contrasté. En effet, il est difficile de respecter la vitesse de 20 km/h. Malheureusement pour les automobilistes qui dépassent cette vitesse réglementaire, les amendes peuvent vite grimper ! Outre les amendes pour stationnement gênant et dangereux (135 €), etvitesse excessive, le refus de priorité aux piétons est puni d'une amende de 135 à 750 € à laquelle peut s'ajouter la suspension du permis pendant trois ans et d'un retrait de six points. Il faut se conformer à l'exemple de Lyon, car les chiffres semblent confirmer la bonne intégration de ces zones dans le paysage urbain.

L'exemple lyonnais

En trois ans, la capitale rhodanienne a vu le nombre de zones de rencontre grandir. Les chiffres ne mentent pas. En 2022, elles ont permis une baisse de 20 % des accidents et de 40 % des blessés graves. Un exemple qui pourrait inciter d'autres communes à introduire cette réglementation dans les centres-villes.

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