Changement d'heure : des risques d'accident accrus pour les usagers vulnérables
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Piétons, cyclistes, trottinettistes : le passage annuel à l'heure d'hiver implique une luminosité réduite en soirée, qui peut avoir de graves conséquences sur les usagers vulnérables de la route. La Sécurité routière prodigue quelques conseils de prévention.
Ça y est, comme chaque année dans la nuit du dernier dimanche d'octobre, nous sommes passés à l'heure d'hiver, et nous avons dû reculer nos montres d'une heure. Si nous avons dormi une heure de plus, nous avons perdu une heure de jour en soirée et en avons gagné une en matinée. Mais ce qu'on ignore en revanche, c'est que ce changement d'horaire a chaque année des conséquences non négligeables sur la sécurité routière , et donc sur la mortalité sur les routes.
Davantage d'accidents en soirée
43% des décès de piétons enregistrés chaque année surviennent en effet entre les mois d'octobre et de danger, conséquence d'une baisse de luminosité notamment entre 17h et 19h où ces accidents augmentent de 34%. Les usagers vulnérables (piétons, cyclomotoristes, cyclistes, trottinettistes) sont davantage exposés durant cette période de l'année, car ils ont tendance à être moins visibles que les automobilistes. 57 % des Français estiment que le passage à l'heure d'hiver complique la cohabitation entre les différents usagers de la route , comme l'explique le baromètre 2025 de l'association Assurance Prévention.
Quelques conseils pour rester prudent
Pour réduire les risques vis-à-vis de ces usagers, la Sécurité routière rappelle que porter des vêtements clairs pour un piéton permet d'augmenter sa visibilité, ils ne sont pourtant que 28% à le faire en hiver. Pour les cyclistes et les trottinettistes, le port de dispositifs rétroréfléchissant (gilet jaune, brassard, catadioptres sur le casque...) est aussi gage de sécurité, car garant d'une visibilité accrue, mais là aussi ils sont respectivement 49% et 57% à les négliger. Pour les automobilistes, l'organisme gouvernemental préconise de redoubler de vigilance avec ses angles morts et de réduire sa vitesse sur les axes non éclairés où la visibilité est réduite. Ralentir à l'approche des passages pour piétons, des arrêts de bus et des pistes cyclables et s'écarter d'au moins un mètre des trottoirs est aussi gage de sécurité, toujours selon la Sécurité routière.
publié le 28 octobre à 06h00, Quentin Pannaud, Media365