Camping-cars : le casse-tête du stationnement en France
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Les aires de service seront prises d'assaut cet été. Un problème récurrent pour les camping-cars, une gêne pour certains habitants.
Ils sont plus d'un million d'adeptes en France et près de 500 000 camping-cars circulent dans l'Hexagone. Entre 2000 et 2021, un bond de 23 % des immatriculations de camping-car neuf - plus 14 % pour les véhicules d'occasion - a été constaté. À l'été 2024, on en comptabilisait 25 000 de plus (période de septembre 2023 à août 2024). Problème, peu de communes - moins de 10 % en France - proposent des lieux adaptés. Résultat, les riverains s'agacent et certaines aires sont saturées.
Pollution visuelle et sonore
C'est une problématique récurrente en France. Comment accueillir les camping-cars, vans et fourgons aménagés tout en préservant la tranquillité des habitants ? La majorité des aires dédiées sont déjà occupées. Les camping-caristes se tournent donc vers les villes ou les zones littorales. Mais cette présence accrue n'est pas sans impact pour les riverains. Imposants, certains atteignent six mètres de long pour trois de haut, ces véhicules suscitent l'exaspération. Les habitants dénoncent d'un côté les problèmes de circulation (embouteillages en centre-ville), de l'autre les nuisances sonores et visuelles (fêtes improvisées, odeurs de barbecue...) liées à leur installation. Pour y remédier, certains élus envisagent de réaménager d'anciens campings afin d'accueillir ces voyageurs itinérants.
Deux visions s'opposent
Il y a ceux qui défendent les camping-caristes et d'autres qui ne cessent de les repousser. Pour les premiers, l'arrivée des voyageurs génère un bénéfice économique pour des communes qui vivent principalement du tourisme. Il est donc impératif de s'organiser pour les accueillir. Des élus proposent de construire des aires aménagées ou de réhabiliter d'anciens campings laissés à l'abandon. En face, on retrouve les contestataires. Les raisons sont multiples et parfois compréhensibles. Des dérives s'observent comme le camping sauvage causant des dégradations sur la biodiversité. Puis, certaines communes mettent en place des dispositifs dissuasifs. Des barres de hauteur sur les parkings de la plage comme dans le bassin d'Arcachon. En Vendée, des lieux adaptés ont fermé et se retrouvent désormais en périphérie. Les camping-cars écopent même d'amendes pour stationnement gênant ou interdit, alors que la signalisation, souvent absente ou peu claire, est régulièrement pointée du doigt par les usagers. Depuis 2000, le réseau AireServices a mis en place 1 200 aires pour accueillir les voyageurs en France notamment, mais également en Europe. Avant de partir, il est conseillé de vous renseigner au préalable sur les disponibilités de ces aires et sur les tarifs prévus par les communes. Rappelons qu'un camping-car est soumis à la même réglementation qu'une voiture par le Code de la route.
publié le 4 juillet à 07h00, Thibaut Simon, Media365