Mobilité douce

Adieu voiture : les îles françaises passent à la mobilité douce

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Les 17 et 18 octobre derniers s'est tenu le premier micro-salon insulaire des mobilités innovantes. Un événement pour repenser la mobilité sur les îles françaises où la voiture est encore bien présente.

Ouessant, Belle-Île-en-Mer, Groix ou encore Saint-Pierre-d'Oléron... quel est le point commun de ces communes françaises situées au large des côtes bretonnes et charentaises ? La micro-mobilité. De l'Atlantique à la Méditerranée, en passant par les territoires d'outre-mer, certains habitants sont confrontés à un véritable défi : leurs déplacements au quotidien. Si la voiture s'impose en métropole, elle est bien moins appréciée sur les îles. Routes abîmées, véhicules trop nombreux, pollution accrue au mètre carré du fait du nombre de voitures par habitant... la progression constante de l'automobile pousse les insulaires à imaginer des solutions alternatives. Mi-octobre, Belle-Île-en-Mer (Morbihan) a ainsi accueilli le premier micro-salon insulaire des mobilités innovantes, un événement destiné à bâtir, à terme, une politique de mobilité durable sur les îles de l'Hexagone.

Remplacer la voiture...

« Aujourd'hui sur l'île, il y a deux, parfois même trois voitures par maison. » Le constat effectué par Nicole Lenoble à Belle-Île, coprésidente de l'association « Belle-Île 2070 » - se concentre sur une vision positive de l'île et des solutions de mobilité et transition écologique - est frappant. La voiture pose de nouvelles problématiques aux habitants. Outre la difficulté de déplacement avec des routes étroites, se dégradant avec le temps, le coût du carburant est un frein supplémentaire. Repenser la mobilité des îles, c'est le sujet que l'association s'est posé lors de ce Salon sur les mobilités innovantes. Les solutions existent. Elles se nomment Formidable, Ulive ou encore Woodybus.

... par le véhicule intermédiaire et le vélo-cargo

Projection de film, débat, essais de solutions de mobilité, les activités étaient nombreuses lors du Salon. Les visiteurs ont pu essayer eux-mêmes les modes de déplacement doux. Si l'électrique apparaît comme une solution pérenne pour ces territoires, le vélo est lui apprécié par les locaux. À l'image du Formidable, un cargo longtail capable de transporter jusqu'à quatre enfants. Et l'avantage de ce deux-roues, c'est sa conception. Sorti des usines d'Angoulême (Charente), ce vélo participe au circuit court et à la promotion du cycle français. Un peu plus gros, mais tout aussi utile et écologique, le véhicule intermédiaire est un sujet qui attire les collectivités, à la campagne comme sur les îles. Ulive et son quadricycle, mais aussi Woodybus, véhicule en bois fabriqué à Nantes pour transporter les écoliers, sont des solutions qui pourraient remplacer la voiture dans un avenir proche. À Belle-Île, les associations aimeraient que l'île devienne un territoire expérimental pour ces véhicules intermédiaires. Simplicité de conduite, permis non exigé, ouvert dès 14 ans ou encore absence de pollution, ces modes de transport présentent beaucoup d'atouts. Seul leur tarif reste un sujet épineux. Le Woodybus de la société Humbird est par exemple affiché à 15 000 €. Une contrainte qui ne doit pas empêcher l'innovation. Comme le rappelle la coprésidente de « Belle-Île 2070 », ces véhicules ont un atout écologique. « Contrairement aux voitures, 95 % de l'énergie qu'il consomme (le cargo) ne sert pas qu'à transporter... le véhicule lui-même. »

publié le 27 octobre à 05h00, Thibaut Simon, Media365

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