Mobilité douce

À vélo, utiliser son téléphone peut coûter très cher

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La rentrée ne doit pas être synonyme de lâcher prise pour les cyclistes. Le téléphone reste interdit et l'amende peut s'avérer très élevée.

L'an dernier, la mortalité à vélo est restée plus ou moins stable, avec une hausse de +1 %. Pourtant, les chiffres sont en augmentation par rapport à 2019. L'usage fréquent des deux-roues, mais également l'arrivée des engins de mobilité douce tels que la trottinette électrique, n'a pas amélioré les statistiques. Dans les causes d'accidentologie à vélo, l'inattention et le non-respect des priorités sont les plus fréquents. L'usage du téléphone au guidon se répand de plus en plus sur les routes, mais reste strictement interdit et sévèrement sanctionné, tout comme pour les automobilistes.

Une amende élevée en France, comme en Europe

Téléphone en roulant, écouteurs ou casque audio, toutes ces pratiques sont interdites par le Code de la route. Les usagers sont encore nombreux à penser que l'usage du smartphone, même en roulant à une faible allure, n'engendre pas de danger. Au contraire. Pour inverser les statistiques et rendre les usagers responsables, la Sécurité routière prévoit une amende de 135 € en cas d'utilisation du téléphone. Une sanction lourde pour les Français, mais utile. Chez nos voisins belges par exemple, l'amende s'élève à 174 €, soit le même montant que pour l'usage du téléphone en volant. Certes, les cyclistes français ne perdent pas de point - la Belgique ne prévoit pas de permis à points - mais le prix de l'amende reste dissuasif. Aux Pays-Bas, nation où le vélo est roi, l'amende s'élève à 95 €. L'Allemagne est plus clémente avec une amende de 55 €, tandis que l'Espagne prévoit des sanctions à hauteur de 200 € pour ce type d'infraction.

Une nouvelle expérimentation à vélo ?

Pour réduire les incivilités et la mortalité à vélo, le ministère de l'Intérieur a décidé d'agir. Une expérimentation est d'ailleurs prévue depuis le 4 septembre dernier, concernant le passage à certaines intersections dotées de feux tricolores. Lorsqu'un cycliste souhaite tourner à gauche, il devra effectuer deux manœuvres. Tout d'abord s'avancer dans le sas cycliste aménagé sur le feu de droite, puis aller tout droit lorsque ce feu passe au vert. Appelé le « tourne-à-gauche indirect », ce projet sera testé pendant trois ans dans plusieurs villes de l'Hexagone et sera accompagné d'une signalisation spécifique pour expliquer la mesure aux cyclistes.

publié le 6 octobre à 05h00, Thibaut Simon, Media365

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