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ZFE : Pour ou contre ? Pourquoi divisent-elles autant ?

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Déployées et rendues obligatoires depuis 2021, les Zones à faibles émissions pourraient bientôt disparaître. Pourquoi un tel désamour sur une mesure censée réduire la pollution des villes ?

Depuis quelques semaines, les Zones à faibles émissions, nommées ZFE, créent la polémique. La faute au projet de loi "Simplification" dans lequel ces zones sont remises en question. Après la suspension des débats à l'Assemblée nationale, la fin du mois de mai annonce la reprise des discussions. Pour une partie des élus de droite et du Rassemblement National, les ZFE pénalisent les ménages les plus modestes, incapables d'investir dans un véhicule bas carbone, souvent trop chers. La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, veut conserver le projet, voire éventuellement l'assouplir, précisant que la pollution de l'air tue chaque année. « La liberté de respirer un air de qualité est un droit fondamental. La liberté de circuler aussi », a-t-elle expliqué.

Les mécontents sont nombreux

Personne n'aurait pu imaginer qu'un projet portant sur la réduction de la pollution atmosphérique divise autant. Initié en 2019, puis étendu officiellement en 2021, le projet des ZFE concerne aujourd'hui 25 agglomérations dans l'Hexagone. Plusieurs associations se plaignent de ces mesures à commencer par les motards, présents dans la capitale pour manifester. « Ceux qui ont les moyens d'acheter un nouveau véhicule ont le droit d'aller partout et ceux qui n'ont pas les moyens sont confinés chez eux », explique la porte-parole de la Fédération des motards. Pourtant, les résultats sont flatteurs, ils montrent une amélioration de la qualité de l'air entre 2017 et 2023. Une baisse de 42 % sur cette période des émissions liées au trafic routier. Pour rappel, la pollution de l'air est responsable de plus de 40 000 décès par an et de nombreuses hospitalisations.

« Paris, Lyon et on arrête »

Chaque jour, les avis sur la suppression des ZFE se multiplient. C'est le cas du ministre de l'Action publique, Laurent Marcangelli. Ce lundi 19 mai, le ministre, qui défend le côté excluant des ZFE, souhaite une implantation raisonnable sur le territoire national. « Paris, Lyon et on arrête. Car aujourd'hui, la mise en application de ces ZFE sur l'ensemble du territoire pose d'immenses problèmes. Il ne faut pas que le remède soit pire que le mal », a-t-il confié. Un propose qui laisse coi. Car, deux villes sont mises en lumière. Le Gouvernement pourrait conserver les ZFE à Paris et Lyon, où les véhicules Crit'Air 3, 4 et 5 sont déjà exclus. Dans la capitale parisienne, certaines rues sont même réservées uniquement aux riverains, ce qui complique pour certains leur déplacement. Les ZFE n'ont pas fini d'animer les allées de l'Hémicycle.

publié le 29 mai à 07h00, Thibaut Simon, Media365

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