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ZFE : le Grand Paris conserve le dispositif en 2026

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Malgré les polémiques et les annonces de suppression au niveau national, la Zone à faibles émissions (ZFE) restera en vigueur dans le Grand Paris en 2026.

Depuis plusieurs mois, les Zones à faibles émissions cristallisent les tensions. Critiquées pour leur impact social et leur complexité, elles ont fait l'objet de débats au Parlement, certains responsables politiques appelant à leur suppression. Pourtant, en l'absence de changement définitif du cadre législatif, les ZFE restent prévues par la loi. Dans ce contexte flou, la Métropole du Grand Paris (MGP) a tranché : la ZFE sera maintenue en 2026 sur son territoire, qui couvre Paris et une grande partie de la petite couronne. Sur les 131 métropoles, 77 sont concernées. Depuis son instauration, la ZFE exclut les véhicules détenteurs de la vignette Crit'Air 3, à savoir les voitures diesel immatriculées avant 2011 et les voitures à essence d'avant 2006.

Un maintien assorti de souplesse

La MGP rappelle qu'elle dispose d'une compétence propre pour organiser la ZFE et fait donc le choix de la continuité. En 2026, la ZFE restera marquée par une période dite pédagogique : les contrôles automatisés et les sanctions resteront suspendus. Des dérogations temporaires, comme le pass permettant de circuler ponctuellement avec un véhicule non conforme, sont également prolongées. Ce pass 24 heures permet aux automobilistes concernés de circuler dans la ZFE pendant 139 jours par an (24 jours accompagnés des week-ends). Depuis janvier, près de 38 000 pass ont été distribués.

Un enjeu de santé publique

Au-delà des débats politiques, la Métropole insiste sur l'enjeu sanitaire. La pollution de l'air reste responsable de milliers de décès prématurés chaque année en Île-de-France. Selon la MGP, la ZFE constitue un levier essentiel pour réduire les émissions de particules fines et de dioxyde d'azote, notamment dans les zones les plus denses. Maintenir la ZFE en 2026, c'est donc, pour la Métropole du Grand Paris, « ne pas renoncer à l'objectif de protection de la santé des habitants », tout en laissant le temps nécessaire aux usagers de s'adapter, quand on connaît les difficultés du renouvellement du parc automobile. Enfin, les élections municipales auront lieu au mois de mars, apportant un enjeu politique à ce maintien de la ZFE. Alors, bonne ou mauvaise nouvelle ?

publié le 2 janvier à 05h00, Thibaut Simon, Media365

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