Voitures électriques : les batteries s'usent moins vite que prévu !
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Selon la dernière enquête 2026 menée par la société de leasing Arval (filiale de BNP Paribas), la dégradation des batteries de voitures électriques est progressive et largement surestimée par le grand public.
En 2025, Arval avait déjà publié une première analyse sur la santé des batteries des voitures électriques. Grâce aux certificats d'état de santé (SoH), la société de leasing a étudié des milliers de cas concrets à l'échelle européenne. Un an plus tard, le constat se confirme : la capacité des batteries diminue, mais de manière lente et progressive.
Une dégradation mesurée
En moyenne, la perte d'autonomie est d'environ 1 % tous les 25 000 kilomètres. Concrètement, un véhicule électrique conserve 93 % de sa capacité après 70 000 km, et plus de 90 % au-delà de 160 000 km ou après six ans d'usage. Ces données, basées sur l'analyse de 24 000 batteries dans 11 pays européens, confirment une tendance déjà perceptible les années précédentes : la dégradation n'a rien de brutal. Elle suit au contraire une courbe assez stable, avec une légère baisse initiale, puis un vieillissement beaucoup plus lent. Directeur des achats chez Arval (Angleterre), Gary Burns explique « qu'avec l'arrivée massive de véhicules électriques sur le marché de l'occasion, la transparence concernant l'état des batteries est primordiale ».
Pourquoi les batteries s'usent-elles ?
Comme toute technologie lithium-ion, les batteries subissent une usure naturelle. Celle-ci s'explique principalement par deux phénomènes : les cycles de charge et de décharge, ainsi que le vieillissement chimique des cellules. Toutefois, les progrès technologiques ont permis d'en limiter fortement les effets. Les systèmes de gestion électronique (BMS) optimisent en permanence leur utilisation, tandis que les dispositifs de refroidissement régulent la température, un facteur clé dans leur dégradation.
Des progrès notables sur les modèles récents
L'étude met également en évidence une amélioration continue. À kilométrage équivalent, les véhicules les plus récents affichent 2 à 3 points de capacité supplémentaires par rapport aux générations précédentes. Une évolution liée à l'optimisation des chimies de cellules et des logiciels embarqués.
Un enjeu clé pour le marché de l'occasion
Ces résultats ont des implications majeures. Avec des batteries conservant plus de 90 % de leur capacité après plusieurs années, le risque perçu à l'achat d'un véhicule électrique d'occasion diminue nettement. « De manière encourageante, les résultats montrent que les batteries des véhicules électriques d'occasion résistent bien à une utilisation réelle, ce qui rassure les acheteurs qui envisagent ce type de motorisation », confie Gary Burns. Les modèles de Kia, Mercedes ou encore Hyundai affichent des niveaux compris entre 90 et 95 % pour les anciennes générations. D'ici 2027, l'état de chaque batterie pourra en outre être consulté directement sur le tableau de bord, une évolution de nature à renforcer la confiance des clients sur le marché de l'électrique.
publié le 6 avril à 06h00, Thibaut Simon, Media365