Toyota Camry

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, publié le 26 août

Y a-t-il encore une place, sur ce marché surchargé de SUV et crossovers, pour une sage berline comme la Toyota Camry ? On ne veut pas vous spoiler, mais c'est un grand oui !

C'est un modèle qui fait office d'outsider, d'espèce en voie de disparition, voire de dernier des Mohicans : une berline généraliste, rendez-vous compte ! Une catégorie autrefois reine en Europe, sacrifiée ces dernières années sur l'autel des SUV et des crossovers.

Adieu berlines ?

Adieu Mondeo, Passat, Talisman ou Insignia. L'heure est aux voitures hautes sur pattes, aux faux 4X4, et aux citadines testostéronées. Heureusement, on peut encore compter sur quelques irréductibles (et ils ne sont pas Gaulois) pour continuer de proposer une berline familiale aux lignes douces et à la silhouette élancée. Sans chichis, sans fioritures, et sans prétention. Je ne fais pas allusion aux premiums allemandes ou suédoises, mais bien à une sage et pragmatique japonaise : la Toyota Camry.

Une reine du confort...

Après la disparition de l'Avensis en 2018, Toyota avait décidé de réintroduire cette berline de taille supérieure dans nos contrées, laquelle ne sillonnait plus les routes européennes depuis une quinzaine d'années. Certes, la catégorie déclinait depuis longtemps, mais il y avait un intérêt à proposer un tel modèle aux flottes d'entreprises, et surtout aux taxis ! On était certains que des particuliers désireux de rouler dans une voiture différenciante, bien équipée et très correctement positionnée en prix, pouvaient aussi y trouver leur compte ! Car sous sa robe plutôt discrète, la Camry soigne ses occupants, et son conducteur.

Classique, mais innovante

Certes, la présentation est assez classique (il faut bien plaire à tout le monde), mais sa dotation en équipements est très riche. Dès l'entrée de gamme, elle embarque lerégulateur de vitesse adaptatif, le centrage devoie, et la caméra de recul (entre autres). Même son de cloche pour le confort, avec un écran central tactile compatible Apple CarPlay et Android Auto, un volant en cuir, des sièges avant réglables électriquement et un système audio à 6 haut-parleurs. On appréciera le maintien des commandes physiques pour les fonctions usuelles, qui se révèlent intuitives et ont le mérite de ne pas trop nous détourner de la route. La route justement, son terrain de jeu favori, là où elle excelle...

...qui invite à cruiser

Certes les crossovers nous ont mal habitués, mais avec sa position de conduite basse, son amortissement molletonné et son insonorisation même à haute vitesse, la Camry procure un effet de tapis volant. Ça encaisse bien les irrégularités du terrain, ça gomme les bruits parasites et ça tient parfaitement les courbes. Une sensation qui n'est pas étrangère à son bloc hybride, équilibré et plutôt « tonique » : un 218 chevaux qui gère admirablement bien les passages entre l'essence et l'électrique.

Consommation canon

Dommage que sa cavalerie soit transmise aux roues par le biais d'une boîte CVT, qui hurle exagérément avant de passer les vitesses. Une tradition japonaise malheureuse, qui, sur autoroute particulièrement, noircit son tableau, jusque-là quasi sans faute. Au moins cette architecture a-t-elle l'avantage de contribuer à une consommation canon : 5,5 l/100 km en moyenne durant notre essai, des rues parisiennes étriquées aux plaines verdoyantes de Vendée. Et pour prétendre à tout ça, il ne faut même pas se ruiner. La Camry d'entrée de gamme est accessible dès 39 850€. Du moins c'était, puisque depuis quelques semaines, elle a été retirée temporairement du catalogue, la faute aux quotas de production européens...

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