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Tesla signe un début d'année record en France

© Tesla, Media365

Chahuté ces derniers mois sur le marché européen, le constructeur américain Tesla reprend du poil de la bête. L'arrivée des versions d'entrée de gamme des Model 3 et Model Y n'y est pas étrangère, au même titre que les crises géopolitiques qui poussent les clients vers les modèles électriques.

Tesla serait-elle sur le point de sortir de son marasme économique ? Le constructeur américain de voitures électriques, chahuté pendant plusieurs mois suite aux tollés provoqués par son patron, Elon Musk, à l'époque où il était de connivence avec l'administration du président Donald Trump, avait connu de sacrés revers commerciaux, notamment en Europe où son immission dans la vie politique de certains pays, comme l'Allemagne, avait conduit à un « boycott » de ses produits. Un an plus tard, et alors que ce même Elon Musk s'est fait plus discret, les ventes de Tesla repartent à la hausse en France : +108,76% sur les quatre premiers mois de l'année 2026, avec plus de 15 774 unités écoulées.

Les Tesla d'entrée de gamme se vendent bien

Le fait qu'Elon Musk se soit « rangé » n'explique pas tout. Tesla souffrait l'année dernière d'un manque cruel de nouveautés , mais entretemps la donne a changé. À l'automne 2025, la marque avait introduit sur le marché européen les versions restylées de sa berline Model 3 et Model Y, suscitant un vent de fraîcheur autour de sa gamme, et s'était surtout résolue à lancer des variantes d'entrée de gamme, baptisées « Standard » qui permettaient de faire baisser leur ticket d'entrée. Alors certes elles étaient moins « sexy » et équipées que leurs homologues d'alors, mais elle se révélaient beaucoup plus accessibles. Le Model Y perdait ainsi 6 000€ pour tomber à 40 990€, la Model Y, elle, tombait à 36 990€, soit 8 000€ de moins !

Face aux incertitudes, l'électrique séduit de plus en plus

La mayonnaise a pris, et bien pris, quand on regarde ces chiffres de ventes communiqués par AAA Data. C'est une prouesse d'autant plus marquante, que dans le même temps, le marché français des voitures particulières se tassait de 1,62%. En ce qui concerne les voitures 100% électriques, elles ont connu une envolée spectaculaire de 48%, pour s'établir à 148 302 unités et s'octroyer désormais 26% du marché. Et selon Adam Wood, le patron de Renault UK, le blocage du détroit d'Ormuz n'y serait pas étranger, puisqu'il a déclaré que « L'intérêt pour les véhicules électriques a connu une hausse spectaculaire après la flambée des prix du pétrole fin février ». La crise au Moyen-Orient étant encore loin de se terminer, les voitures à batteries pourraient donc poursuivre sur cette tendance dans les prochains mois, d'autant que le leasing social sera bientôt de retour, et que la prime « gros rouleur » décrétée par le gouvernement entrera en vigueur prochainement.

publié le 8 mai à 06h00, Quentin Pannaud, Media365

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