Record de vitesse : les voitures électriques chinoises à l'assaut de l'Europe
© BYD, Media365
Fin septembre, le constructeur BYD et sa Yangwang U9 s'offrait deux records de vitesse en Allemagne. Et tout cela n'est pas anodin.
Oui, la voiture la plus rapide du monde est chinoise et électrique. Les 490,48 km/h de la Bugatti Chiron Super Sport 300+ sont un lointain souvenir, car BYD est passé par là en septembre. Un petit tour en Allemagne du côté du Nürburgring pour se rapprocher des 500 km/h. Marc Basseng, au volant de la Yangwang U9 Extreme, a ainsi atteint 496,22 km/h grâce à ses 3 000 ch, avant de décrocher le record du tour sur le circuit allemand, effaçant des tablettes le précédent chrono signé par Xiaomi. Son passage a été bouclé en 6'59''157, soit cinq secondes de mieux que la SU7 Ultra. Quelle est la stratégie parfaitement orchestrée des constructeurs chinois ?
Mettre l'Europe à ses pieds
Cet été déjà, la marque haut de gamme de BYD avait atteint la vitesse de 472,41 km/h avec la U9 Track Edition (ancienne version de l'Extreme). Dominés par les marques européennes depuis plusieurs années, ces records tombent tout doucement entre les mains des marques chinoises, équipées pour s'offrir des vitesses folles. Cette stratégie s'inscrit dans une volonté de développement des constructeurs sur le Vieux Continent. Le record de la Yangwang est intervenu au moment de la campagne de communication de BYD en Europe et du lancement du modèle en 2026. En avril dernier, BYD avait dépassé Tesla en matière de ventes d'électriques en Europe.
La Chine omniprésente
Ventes, modèles électriques bon marché, batteries et désormais record de vitesse. L'industrie automobile chinoise ne s'arrête plus. Ce coup marketing est d'autant plus remarqué que la vitesse n'a jamais fait l'objet de ce genre de conquête pour les modèles électriques. Bridés pour offrir une meilleure autonomie, ces véhicules sont encore loin des supercars thermiques, à l'image de la future Bugatti Turbillon et sa vitesse maximale de 445 km/h. Peu importe, la Chine prend ce qu'il y a à prendre. Déjà implanté sur la conduite autonome, l'intelligence artificielle et la robotique, l'Empire du Milieu rafle la mise dans de nombreux domaines. Preuve de cet élan, l'étude menée par le bureau Escalent révèle que 47 % des sondés européens se disent prêts à opter pour un véhicule chinois.
publié le 11 octobre à 09h10, Thibaut Simon, Media365