Pourquoi les voitures électriques provoquent-elles le mal des transports ?
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Vous avez peut-être déjà ressenti une gêne qui pourrait s'apparenter au « mal de mer » en circulant à bord d'une voiture électrique ? Ce n'est pas une coïncidence, et le phénomène est bien connu.
Les voitures électriques séduisent par leur silence et leur douceur sur la route, c'est un fait, mais elles apportent aussi un effet secondaire inattendu : le mal des transports . De plus en plus de passagers rapportent en effet des vertiges, des nausées ou un inconfort à bord de ces voitures, alors qu'ils n'éprouvaient aucun symptôme similaire dans un modèle thermique. Le phénomène intrigue, mais il a une explication : il est étroitement lié à la disparition des « repères sensoriels essentiels ». Késako ?
Des voitures à l'attitude trop linéaire
Dans une voiture classique, le vrombissement du moteur, les à-coups ou les vibrations fournissent au cerveau des indices pour anticiper les accélérations et les freinages. À bord d'un modèle électrique en revanche, le silence et la linéarité de la vitesse masquent ces signaux, ce qui surprend davantage l'organisme et perturbe l'oreille interne, qui n'a plus de bruits sur lesquels se fier... L'accélération propre aux modèles 100% électriques (couple disponible immédiatement) du moteur et le freinage régénératif dont ils sont équipés ont aussi tendance à accentuer ce phénomène.
Quelques réflexes pour atténuer le phénomène
Et ce symptôme s'apparente au mal de mer : l'oreille interne perçoit les variations de vitesse alors que la vue, surtout lorsqu'on est assis aux places arrière , manque de perspective et empêche de se stabiliser. Le conducteur échappe en général à ces désagréments puisqu'il initie chaque action et maîtrise pleinement la voiture. Pour les passagers, en revanche, le corps doit réapprendre à gérer un environnement spécial, ce qui demande une certaine période d'adaptation. Pour tenter de l'atténuer, vous pouvez par exemple vous installer à l'avant, garder les yeux fixés sur la route, éviter la lecture, et aérer régulièrement l'habitacle. Bonne nouvelle cela dit : le corps finit par s'habituer et les gênes s'estompent avec le temps. Rassurés ?
publié le 27 août à 07h00, Quentin Pannaud, Media365