Green auto

Pour la première fois en cinq ans, le prix des voitures électriques neuves a baissé

© Nissan, Media365

Très chères, trop chères, les voitures électriques ? Avec un prix moyen supérieur de 12 000€ à celui d'une voiture thermique, assurément. Mais il y a du mieux, et la tendance devrait se poursuivre dans les prochaines années.

Avec l'autonomie et le temps de recharge, le prix est l'un des principaux freins à l'achat d'un véhicule 100% électrique. Beaucoup plus chers que leurs homologues thermiques ou hybrides du fait de leur batterie de très grande capacité (qui représente à elle seule la moitié du coût total), ils sont inaccessibles au commun des mortels. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2024, une voiture électrique neuve s'échangeant en moyenne contre 44 600€, alors que le prix moyen est de 36 000 euros pour une voiture thermique, micro hybridée ou non. C'est près de 12 000 euros de plus, soit le prix d'une Dacia Sandero neuve ! Une (maigre) bonne nouvelle pour se réconforter ? Le prix des voitures à batterie commence tranquillement à baisser.

De plus en plus de petits modèles accessibles

En 2025, il s'est ainsi établi à 42 700€ en moyenne, soit 1 800 euros de moins que l'année précédente. Surtout, c'est la première fois depuis 2020 que le marché des véhicules à batterie a connu une déflation, certes légère, mais qui a tout de même le mérite d'exister. Sur la période 2020-2024, leur prix moyen avait en effet flambé de 5 000€. Cette relative accalmie peut déjà s'expliquer par le fait que de nombreux constructeurs automobiles ont lancé, ces deux dernières années, des modèles électriques dits « accessibles », c'est-à-dire positionnés autour des 25 000€ : Renault 5 E-Tech, Nissan Micra, Citroën ë-C3, Fiat Grande Panda, Hyundai Inster, BYD Dolphin Surf, etc. D'autres sont approche, comme les Kia EV2 , Skoda Epiq, Volkswagen ID.Polo et Cupra Raval.

Un équilibre tarifaire entre thermique et électrique dès 2030 ?

Au contraire, c'est aussi la « chasse aux sorcières », dont ont fait l'objet les véhicules thermiques, qui a favorisé l'essor de l'électrique. Norme Euro 7, réglementation CAFE, malus écologique, taxe au poids, objectif 2035 de Bruxelles : la fiscalité entourant les véhicules thermiques , même hybrides, a fait beaucoup augmenter leur prix d'appel. Pour l'association Transport & Environnement, si cette tendance se poursuit aussi bien sur l'électrique que sur le thermique, les prix de l'une ou de l'autre pourraient parvenir à un équilibre d'ici 2030. Sur les petits segments du moins (B et C), puisqu'elle rappelle que, en ce qui concerne les modèles des segments supérieurs, comme les grandes berlines et les SUV familiaux, l'équilibre « serait déjà effectif ». L'électrification est donc certes toujours lente, mais elle commence progressivement à transformer la structure du marché européen. Objectif : 2035 !

publié le 11 avril à 10h50, Quentin Pannaud, Media365

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