Green auto

Motorisation Hybride Diesel : pourquoi si peu de modèles sur le marché ?

© Land Rover, Media365

La très grande majorité des voitures hybrides disponibles sur le marché reposent sur des blocs essence, au détriment de blocs diesel. Mais pourquoi les marques rechignent-elles à proposer ce type de motorisation ?

Le diesel continue sa longue descente aux enfers en France, initiée à partir de 2015 et le scandale du Dieselgate Volkswagen qui avait largement conduit à un durcissement des politiques environnementales - européennes comme française - contre ce type de motorisation. Les chiffres sont là : le diesel ne représentait plus que 7,3 % des ventes de voitures neuves l'année dernière, soit à peine 124 000 immatriculations. Dix ans plus tôt, il comptait encore pour plus de la moitié des ventes de voitures dans le pays. Mis à part Mazda, Land Rover, Volkswagen et les marques premiums allemandes, la plupart des constructeurs auto n'en proposent plus dans leur gamme. Mais certaines marques ont trouvé la parade : électrifier leurs blocs diesel en leur accolant un moteur électrique, pour en faire des modèles hybrides.

Quelques rares hybrides diesel sur le marché

Mercedes-Benz, par exemple, commercialise des versions hybrides rechargeables de ses Classe C, Classe E et GLC, tandis que Land Rover a, pour sa part, opté pour un système d'hybridation légère sur ses Range Rover et Defender (le moteur électrique y est remplacé par un petit alterno-démarreur électrique). Ces modèles, marginaux vous l'aurez compris, montrent que quelques marques premiums s'intéressent encore à cette énergie, qui se destine essentiellement à une clientèle exigeante, professionnelle pour la grande majorité. Une clientèle qui parcourt de longues distances et recherche la meilleure efficacité sur autoroute.

Pourquoi si peu de clients ?

Mais pourquoi si peu de modèles hybrides diesel sur le marché ? D'abord, le développement de ces motorisations est complexe et coûteux. Combiner un moteur diesel, déjà lourd et sophistiqué à cause des normes antipollution (filtres à particules, SCR, etc.), avec un système hybride, alourdit encore le véhicule et renchérit son prix de revient. Ce type de motorisations présente aussi un intérêt écologique limité en ville, où les hybrides essence ou électriques sont plus performants et moins polluantes, et reste surtout pertinente sur autoroute. Enfin, la demande s'est effondrée : les particuliers se détournent du diesel, et même les entreprises privilégient désormais l'essence hybride ou l'électrique, plus valorisants et moins contraignants en termes de fiscalité et de restrictions de circulation. Ceci explique cela.

publié le 12 mai à 06h00, Quentin Pannaud, Media365

Liens commerciaux