Malus au poids : Des changements dans l'air ?
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Un rapport remis au ministre des Transports suggère un durcissement du malus au poids, qui doit évoluer à compter du 1er janvier 2026.
Plus c'est gros, moins ça passe ! Le 9 juillet dernier, à l'occasion de la conférence Ambition France Transports, Dominique Bussereau (ancien ministre de l'Agriculture et secrétaire d'État aux Transports) a remis un rapport au ministre sur l'avenir des mobilités. À l'intérieur, on retrouve la fameuse question du malus au poids, en vigueur depuis 2022. Il s'avère que M. Bussereau s'interroge sur un possible durcissement de ce malus. Une taxe qui pourrait donc évoluer dans les prochains mois et pénaliser un peu plus une catégorie d'automobilistes.
Abaisser le malus à 1 400 kg ?
Pour rappel, le malus au poids pénalise les véhicules les plus lourds pour limiter leur impact écologique. Depuis le 1er janvier 2024, ce seuil est fixé à 1 600 kg. Chaque kilogramme au-delà est taxé de façon progressive (10 € entre 1 600 et 1 799 kg, 15 € entre 1 800 et 1 899 kg, etc.). Un rapport remis le 9 juillet 2025 par Dominique Bussereau propose cependant de durcir la mesure : abaisser le seuil à 1 400 kg à partir de 2026, ce qui pourrait rapporter environ 400 millions d'euros par an. En 2024, cette taxe aurait généré près de 1,4 milliard d'euros de recettes. Avec ce seuil abaissé, de nombreux SUV et berlines familiales seraient concernés.
Quid des véhicules électriques et hybrides ?
Actuellement, les véhicules électriques ne font pas partie de l'équation et les hybrides bénéficient d'un abattement. En effet, les hybrides rechargeables obtiennent un abattement de 200 kg ou 100 kg si l'autonomie en 100 % électrique est inférieure à 50 km. Pour les hybrides non rechargeables, l'abattement est de 100 kg sur le poids total. Peut-on s'attendre à un changement si le seuil passait à 1 400 kg ? Oui. Reste à savoir si cela est une bonne nouvelle. D'un côté, le rapport prévoit d'intégrer les véhicules électriques - ils seront tout de même intégrés au malus en 2026 - mais de l'autre, l'abattement serait de 400 kg. Une norme logique, au vu du simple poids des batteries. Pour les hybrides, l'abattement pourrait disparaître. De quoi faire grincer les dents des propriétaires. Incités à passer à l'électrique, les automobilistes se heurtent encore à certaines contraintes, comme le malus au poids. L'État s'en félicite, les usagers beaucoup moins.
publié le 19 juillet à 09h10, Thibaut Simon, Media365