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Les ondes d'une voiture électrique sont-elles dangereuses pour la santé ?

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À mesure que les voitures électriques gagnent du terrain sur nos routes, elles suscitent autant d'enthousiasme que de questions. Parmi elles, une inquiétude revient souvent : les champs électromagnétiques émis par ces véhicules peuvent-ils représenter un risque pour la santé ? Éléments de réponse.

Comme tout appareil électrique, les voitures génèrent des champs électromagnétiques, notamment lors de l'accélération ou de la recharge. Ces ondes, invisibles, suscitent des inquiétudes, en particulier chez les conducteurs et les passagers exposés de manière régulière. Sur les réseaux, les questions à ce sujet se sont multipliées : « vous roulez une heure en voiture électrique ? C'est comme passer une heure dans une IRM ». Des affirmations inquiétantes, qui mettent le doute dans l'esprit de certains conducteurs. Pourtant, ces propos sont erronés.

Des études qui prouvent le contraire

Dans un véhicule électrique, les champs électromagnétiques proviennent principalement du moteur, de la batterie et des câbles d'alimentation. Contrairement aux idées reçues, il ne s'agit pas d'ondes ionisantes, comme les rayons X ou gamma, connues pour leurs effets nocifs à forte dose. Les ondes de basse fréquence n'ont pas l'énergie nécessaire pour modifier les cellules du corps humain. En 2024, une étude réalisée en Allemagne démontrait scientifiquement que l'intensité des champs était inférieure à un appareil IRM et qu'aucun risque négatif sur la santé n'était avéré.

Des niveaux bien en dessous des seuils

Grâce aux études scientifiques sur le sujet, on constate que les niveaux d'exposition dans les voitures électriques restent largement inférieurs aux seuils réglementaires fixés par les autorités sanitaires. Les mesures réalisées à l'intérieur des véhicules indiquent que l'exposition est comparable, voire parfois inférieure, à celle observée dans les voitures thermiques modernes, elles aussi équipées de nombreux systèmes électroniques. Sur les tests effectués - l'enquête a porté sur 11 véhicules 100 % électriques, 2 hybrides rechargeables, 1 véhicule thermique et 4 deux-roues électriques - il s'avère que le véhicule thermique a montré des dépassements de seuil de référence lors de l'activation des sièges chauffants ou au moment du démarrage du moteur. Comme l'a souligné Anne Perrin, biologiste et membre de la Société française de radioprotection, les seuils pour une voiture électrique « se mesurent en microtesla (unité de mesure) et sont 100 000 fois inférieur au 1,5 tesla d'une IRM ». Ces données peuvent rassurer les conducteurs de voiture électrique, eux qui représentent près de 3 % du parc automobile français.

publié le 29 décembre à 06h00, Thibaut Simon, Media365

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