Le Parlement européen acte la fin des moteurs thermiques pour 2035

, publié le 22 février

Le sujet n'est plus une surprise, mais cette fois, il est officiellement validé. La fin des voitures thermiques à partir de 2035 a été validée par le Parlement européen avec 340 voix pour et 279 contre.

Le texte avait été soumis en 2021 par la Commission européenne et il est aujourd'hui validé par le Parlement. La fin pour 2035 des ventes de véhicules neufs à moteur thermique est officielle. L'eurodéputée Karima Delli, présidente de la commission des Transports s'est dit ravie de cette décision : « nous sommes arrivés à un accord historique qui réconcilie l'automobile et le climat ». Le texte prévoit donc l'arrêt des voitures et utilitaires légers neufs à essence, diesel et hybride pour 2035.

Considérée comme le premier mode déplacement des Européens, la voiture représente quasiment 15 % des émissions totales de CO2 dans l'Union européenne.

Mais le texte n'a pas satisfait la totalité des groupes politiques présents lors du vote. La principale formation au Parlement, le PPE, groupe de centre-droit, souhaitait une réduction de 90 % pour 2030 des émissions de CO2. La cause invoquée est l'industrie automobile, qui produit plus de 10 millions d'emplois. Une transition en douceur aurait été préférable comme l'a expliqué l'eurodéputée française, Nathalie Colin-Oesterlé, opposée au texte. « La transition doit se faire avec cette filière et non contre cette filière pour générer des drames humains et sociaux ».

Quelles sont les dérogations ?

Le texte sur l'arrêt des moteurs thermiques prévoit quelques subtilités. Tout d'abord, une dérogation est prévue pour les constructeurs qui produisent moins de 10 000 véhicules par an. Appelée « l'amendement Ferrari », elle se destine en priorité aux marques de luxe dont la sortie d'usine est moins fréquente qu'un constructeur tel que Renault par exemple. Ces constructeurs pourront équiper leurs voitures d'un moteur thermique jusqu'à la fin de l'année 2035.

Autre dérogation discutée, celle sur les « carburants synthétiques ». L'Allemagne a d'ailleurs été l'un des candidats favorables à cette mesure. Des technologies alternatives pourraient être utilisées si celles-ci réduisent totalement les émissions de CO2.

La transition arrive donc à grands pas et pourrait toucher encore plus de professionnels. Une proposition sur les réductions d'émissions des véhicules lourds, absente du texte, doit en effet encore être discutée. Quelles autres surprises nous réserve l'avenir ?

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