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Le Danemark, nouvel eldorado de la voiture électrique

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Les pays scandinaves progressent de plus en plus sur le marché de l'électrique en Europe. Si la part de marché atteint quasiment les 100 % en Norvège, son voisin danois réussit des prouesses étonnantes.

Le marché de l'électrique continue de progresser en cette fin d' année 2025. Sur les neuf premiers mois (de janvier à septembre), les modèles bas carbone - on parle ici de l'électrique, des hybrides et des hybrides rechargeables - représentent 62,5 % de l'ensemble des ventes sur le continent. Dans le détail, les modèles 100 % électriques représentent 18,1 % du marché contre 14,7 % l'an dernier. Porté par l'Allemagne, la Belgique ou encore les Pays-Bas, ce marché de l'électrique atteint également des sommets au nord. Si la Norvège obtient des résultats époustouflants depuis plusieurs années, le Danemark attire de plus en plus de locaux sur ce segment.

Une fiscalité qui change tout

Et si le Danemark avait trouvé la parade pour définitivement virer vers le marché de l'électrique et délaisser les modèles thermiques. Les chiffres sont d'abord là pour présenter la situation du pays. La part des voitures électriques dépasse les 60 % sur le marché danois. Entre 2023 et 2025, la part des immatriculations est passée de 20 à 60 %. Ces résultats s'expliquent par la mise en place d'une fiscalité tournée vers ce segment. Le Danemark taxe lourdement les modèles essence, diesel et hybride par exemple. En plus d'une taxe d'immatriculation calculée en fonction du prix du véhicule, ces véhicules sont soumis à une taxe calculée sur le nombre de grammes de CO2 émis par kilomètre, comparable dans l'idée au malus écologique français. Résultat, un Renault Captur 140 chevaux vendu à 39 500 € s'acquitte d'une taxe s'élevant à plus de 16 000 €. À titre de comparaison, il est plus abordable d'investir dans un BMW iX1 eDrive20 vendu 50 200 € au Danemark, que le modèle Captur dépassant les 55 000 € (taxes comprises).

Du mieux en France

Le succès danois repose aussi sur un environnement favorable : bornes de recharge accessibles, énergie bon marché et incitations fiscales cohérentes. Dans un contexte où le litre d'essence dépasse les deux euros, le facteur économique joue clairement en faveur de l'électrique. En France, la dynamique est positive mais reste encore en retrait : le malus écologique, moins contraignant, freine partiellement la transition. Néanmoins, la hausse constante des immatriculations électriques ces derniers mois montre que le mouvement est bel et bien enclenché.

publié le 12 novembre à 07h00, Thibaut Simon, Media365

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