Green auto

La voiture électrique n'attire pas les jeunes !

D'après un sondage Yougov pour Leboncoin, les 18-34 ans sont 70 % à envisager l'achat d'un véhicule thermique plutôt qu'un véhicule électrique ou hybride.

La voiture électrique est-elle la voiture de l'avenir ? À en croire l'avis des jeunes Français, la réponse est non. Une enquête menée au mois d'avril 2024 par Yougov sur les Français de 18-34 ans démontre que la vision du futur de l'automobile n'est pas celle qu'on peut imaginer. Entre pouvoir d'achat et urgence écologique, cette étude nous apprend que 36 % des 18-34 ans interrogés voient la voiture électrique comme la voiture de l'avenir. 35 % pensent l'inverse et 29 % sont « ni d'accord, ni pas d'accord ».

Le véhicule d'occasion en tête

Sur la moitié des jeunes qui envisage d'acheter un véhicule, 85 % se dirigeraient vers une voiture d'occasion. Et au niveau de la motorisation, l'électrique ne fait pas l'unanimité, au contraire. 70 % des 18-34 ans se tourneraient vers un véhicule thermique, le véhicule écologique (E85 ou hybride) arrive en seconde position et la voiture électrique en troisième. On constate également des disparités selon les zones d'habitation.

La voiture comme source d'autonomie

Alors que 93 % des sondés possèdent le permis de conduire, l'enquête révèle que la voiture reste un élément quasiment indispensable au quotidien. 85 % des 18-34 ans ne se voient pas sans voiture dans 10-15 ans. Pour le reste, les transports en commun, le stress ou le prix sont des raisons pour lesquelles la voiture et le permis de conduire ne sont pas envisageables. Mais une autre information est intéressante. L'enquête commandée par Leboncoin montre que l'utilisation de la voiture électrique dépend également des zones géographiques. Dans les zones rurales ou moins peuplées avec moins de 20 000 habitants, seulement 29 % considèrent l'électrique comme l'avenir. Dans les zones urbaines et zones de plus de 100 000 habitants, le pourcentage monte à 45 %. On voit de plus en plus de voitures électriques dans les centres-villes, alors que son développement sur le reste du territoire est plus lent.

publié le 26 juin à 06h00, Thibaut Simon, Media365

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