La Fiat Grande Panda pourrait enfin avoir le succès tant attendu !
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Lancée l'année dernière, la Fiat Grande Panda ne court pourtant pas les rues par rapport à ses concurrentes. Son début de carrière a été entaché par des déboires de production à son usine serbe de Kragujevac, mais qui sont enfin résolus. Ses ventes vont-elles enfin décoller ?
La Grande Panda est la nouvelle coqueluche 100% électrique de Fiat. Lancée en 2024, cette cousine de la Citroën ë-C3 - avec qui elle partage sa silhouette, ses motorisations et sa batterie - doit permettre à Fiat de revenir en force sur le segment B, le plus porteur des ventes en France et l'un des plus porteurs en Europe ; segment que le constructeur italien a déserté en 2018 avec l'arrêt de la Punto. Ce nouveau modèle joue la carte du néo-rétro , avec un style inspiré de la Panda originelle de 1980, dont la paternité se retrouve tant dans le look extérieur que le dessin de la planche de bord. Elle embarque une motorisation de 113 chevaux et revendique une autonomie de 325 kilomètres, grâce à un accumulateur de 44 kWh.
Une production qui peine à atteindre sa pleine cadence
Elle débute en France à partir de 18 400€, ce qui en fait l'un des modèles électriques les plus accessibles du marché, avec la Citroën ë-C3, la Leapmotor T03 et la Dacia Spring. Seulement, nous en voyons encore trop peu sur la route ! Seulement 3 740 exemplaires ont trouvé preneur sur les 10 premiers mois de l'année ! En cause ? Des déboires de production dans l'usine serbe de Kragujevac, où elle est assemblée, qui durent depuis de longs mois. Le site a en effet longtemps été en surcapacité, c'est-à-dire qu'il produit moins que ce qu'il est capable de produire. Ceci est dû à un manque de personnel qui était devenu criant, et empêchait l'usine de tourner à plein régime, allongeant les délais de livraison pour les clients finaux.
Problème résolu, succès en vue ?
Résultat, Stellantis (auquel Fiat est rattachée) a embauché plusieurs centaines de travailleurs étrangers pour venir en renfort de la production : 200 ouvriers marocains (qui s'ajoutent aux 100 embauchés cet été) et 150 ouvriers italiens, ces derniers devant former et encadrer les nouvelles recrues. Fiat espère, bientôt, accélérer la cadence, en passant de 350 voitures produites quotidiennement aujourd'hui à 400 puis 500 unités. Voilà qui devrait lui permettre d'enfin débuter sa carrière convenablement, et espérer se faire une place de choix parmi les citadines électriques européennes. Elle est, en outre, en finale pour obtenir le titre très convoité de la Voiture de l'Année 2026 , ce qui lui offre une belle visibilité et pourrait lui permettre de se faire connaître à un plus grand nombre.
publié le 19 novembre à 07h00, Quentin Pannaud, Media365