L'État devra acheter et rouler électrique dès 2027... mais pas dans tous les cas
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À partir du 1er juillet 2027, les ministères, préfectures et autres administrations publiques seront dans l'obligation d'acquérir ou de louer exclusivement des véhicules 100% électriques. Mais un volet du texte peut être sujet à interprétations...
La circulaire 6535/SG qui a été signée, ce 9 juin 2026, par le Premier ministre, marque un tournant pour les flottes de véhicules du gouvernement et des administrations publiques. À compter du 1er janvier 2027, l'État et l'ensemble de ses établissements publics devront, en principe, acquérir ou louer exclusivement des véhicules électriques pour leurs flottes de voitures particulières et d'utilitaires légers. Cette orientation s'inscrit dans une volonté affirmée d'exemplarité des pouvoirs publics, mais également dans une stratégie plus large de transition énergétique, portée notamment par le Plan d'électrification des usages présenté au printemps 2026.
La plupart des organismes assimilés à l'État sont concernés
Concrètement, cette obligation concernera un périmètre très large, allant des administrations centrales aux services déconcentrés de l'État, en passant par les établissements publics comme les hôpitaux, les établissements scolaires ou encore les organismes sociaux. Les véhicules utilisés personnellement par les membres du gouvernement et les préfets sont également visés. L'objectif est ainsi double : accélérer la décarbonation des mobilités publiques et démontrer que les véhicules électriques sont désormais adaptés à la plupart des usages publics.
Une nuance importante dans le texte
La circulaire introduit cela dit une nuance importante à la date du 1er janvier 2027, en précisant que cette obligation s'applique « dès que les conditions d'opérations le permettent ». Cette formulation assez vague ouvre la voie à des dérogations, notamment pour les usages soumis à des contraintes spécifiques : missions d'urgence, besoins élevés en autonomie, absence d'infrastructures de recharge ou encore inadéquation de l'offre disponible. Une approche pragmatique, qui tient compte des réalités opérationnelles encore hétérogènes selon les territoires et les missions qui leur sont propres. Son succès dépendra de la capacité des administrations à surmonter les contraintes opérationnelles liées à l'électrification, et de celle des constructeurs à proposer une offre adaptée, compétitive et, idéalement, ancrée sur le territoire national .
publié le 1 juillet à 07h00, Quentin Pannaud, Media365