Kia Niro

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, publié le 2 décembre

Les excellents progrès de Kia ces dernières années dans le design et la connectivité font enfin de ce Niro un modèle sexy et attractif. Sur un marché des crossovers urbains déjà bien étoffé, comment se démarque ce petit nouveau ?



Second modèle Kia le plus vendu en France, le Niro a fait peau neuve en 2022, en une toute nouvelle génération beaucoup plus audacieuse sur le plan du design et des technologies. Elle est à des années-lumière du style « plan-plan » de la première génération ! Kia a fait le choix de le proposer sous une gamme multi-énergies. En France et fait étonnant, la moitié de ses ventes se font en 100% électrique, mais cela n'a pas démotivé le Coréen à maintenir ses versions hybride rechargeable, et hybride auto-rechargeable. Nous avons pris en main cette dernière, en version haut de gamme baptisée « Premium », le temps d'un week-end sur les routes de Sologne.

Une carrosserie métamorphosée et enfin désirable

Dans l'automobile, on est souvent fébrile à l'idée de changer totalement le visage d'un modèle best-seller : il n'y a qu'à voir les différences minimes qu'il y a eu entre deux générations de Renault Clio, de Volkswagen Golf, ou de Range Rover Evoque... Eh bien ! pas chez Kia ! Numéro 2 ou pas, le Niro a eu des envies de changements, et ils sont très nets ! Sorte de « bébé Sportage », il adopte le nouveau langage stylistique de Kia: une face avant à double étage, des projecteurs LED au dessin géométrique, une calandre bicolore. Il en impose, et s'offre enfin une vraie personnalité par rapport à son devancier ! On retrouve la même philosophie à l'arrière, avec ses feux verticaux et saillants qui lui donnent un côté beaucoup plus bestial ! Une vraie réussite, sublimée par de belles jantes de 18 pouces, et d'élégantes baguettes chromées. Tout cela nous donne envie d'aller voir l'intérieur !

 Un habitacle qui déçoit

Sans parler de douche froide, son ramage est décevant par rapport à son plumage ! Attention, la planche de bord est une vraie réussite, et respire la modernité, idem pour les commandes usuelles de clim' et de multimédia que Kia a maintenu via des boutons physiques, sous l'écran central tactile de 10,25 pouces. Il paraît petit, incrusté dans cette grande dalle, pourtant il est au niveau de la concurrence. Il a le mérite d'être réactif et de rendre accessibles intuitivement les différents réglages et applications disponibles. Mais Dieu, que cette présentation est austère et triste ! Tout est noir ou gris foncé, et en prime (malgré quelques élégantes touches d'aluminium) les matériaux sont peu flatteurs : des plastiques durs au tableau de bord et sur les portières, à peine quelques pièces moussées, mais aucune touche de couleur ou de gaieté dans l'habitacle. Sur une finition d'entrée ou de milieu de gamme, ça n'aurait pas été très surprenant, mais pour le haut du panier on ne s'attendait pas à ça.

Peu de rangements, mais beaucoup de place

Autre déception : pour un crossover familial, les rangements manquent cruellement de volume, que ce soit dans les portières, la console centrale, à l'arrière ou même dans la boîte à gant, c'est le strict minimum... En revanche, le coffre est dans la moyenne haute et on peut y loger 451 litres de bagage, et jusqu'à 1 445 litres une fois la banquette arrière rabattue. On y est plutôt bien assis d'ailleurs, sur cette banquette : on a la place aux jambes et à la tête, et malgré sa silhouette sportive et ce pavillon plus plongeant qu'auparavant, deux adultes peuvent y trouver facilement leur place. Allez, c'est l'heure de s'asseoir derrière le volant et de mettre le contact...

Un roi de la route

Une fois lancé sur la route, les déceptions de l'habitacle se font vite oublier. On y est bien, pour tout dire, dans ce Niro : l'amortissement offre un confort de roi, la prise en main du volant couplée à une direction sûre et précise donne envie de s'engouffrer dans les petites rues et les ronds-points. Il fait preuve d'une stabilité remarquable, comme rivé à la route. Le groupe motopropulseur est volontaire et participe à cet agrément de conduite général. Si l'on accélère fort, le moteur électrique de 43,5 chevaux laisse sa place au moteur essence de 105 chevaux, qui malgré son excellente réactivité est étonnamment silencieux. Et pour cet agrément, la consommation reste très raisonnable : 4,6 l/100 km en moyenne. Kia a fait le choix d'opter pour une transmission aux roues avant via une boîte de vitesses à double embrayage qui change les rapports en catimini, sans bruits désagréables ou à-coups prononcés. Ça change de ses principaux concurrents hybrides, qui ont pour la plupart opté pour une agaçante boîte de vitesses à variation continue (CVT) ! Sur autoroute, le centrage de voie du régulateur de vitesse adaptatif est fluide et configurable facilement, directement au volant. De quoi profiter sereinement du paysage (sans quitter les mains du volant, bien sûr), et apprécier un voyage en musique dans les haut-parleurs Harman Kardon...

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