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Flotte automobile : l'électrique plaît aux entreprises !

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Depuis le début de l'année 2025, les entreprises ont quasiment doublé la part des véhicules électriques de leur parc automobile par rapport à l'année dernière.

Entre l'électrique et les entreprises, le courant passe à merveille. Si la Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) avait bousculé les parcs automobiles des sociétés, devant posséder 10 % de véhicules électriques pour des flottes de 100 véhicules ou plus - ce quota passera à 70 % en 2030 - le marché de la voiture bas carbone a trouvé chaussure à sa borne. Depuis le début de l'année 2025, le constat est sans appel : un véhicule neuf sur cinq immatriculé par une entreprise est électrique. Le mois d'août, à lui seul, a battu des records avec 24 %. Une belle progression quand on sait que cette part n'était que de 12 % en 2024. Pour Léo Larivière, responsable transition automobile et relations parlementaires chez Transport & Environnement (T&E), « nous sommes à un point de bascule ».

Le marché de l'occasion marque des points

Le virage est bel et bien amorcé par les entreprises et leurs salariés. L'objectif du gouvernement de réduire les émissions de CO₂ s'est accompagné de plusieurs mesures incitatives, notamment la réforme de la fiscalité des voitures de fonction. Résultat, les entreprises misent sur le vert tout en réduisant leur facture en carburant. En remplaçant le pétrole importé par l'électricité produite en France, une « indépendance nationale » se crée. Le marché de l'occasion y voit d'un bon œil ce changement de cap. « Ce sont aussi les grandes flottes qui alimentent le marché de l'occasion, là où s'équipe la grande majorité des Français », explique Léo Larivière. Un gain pour les usagers qui voient le prix baisser en moyenne de 22 % pour un véhicule électrique.

Les salariés rassurés

Sur le terrain, les entreprises ne sont pas les seules gagnantes de ce verdissement des flottes automobiles. L'électrique participe au bien-être des salariés, explique Tibco (entreprise de services numériques). Avec un parc déjà électrifié à 37 %, la société constate un véritable changement de comportement au quotidien. « Les utilisateurs relèvent un certain confort de conduite. Devoir recharger les oblige à faire des pauses. Ils arrivent sereins en intervention chez nos clients. »

Est-ce suffisant pour l'écologie française ?

L'électrification des flottes d'entreprises progresse mois après mois. En Europe, près de 60 % des immatriculations sont réalisées par les sociétés, preuve que la transition vers l'électrique passe d'abord par les véhicules de fonction. Mais la France est-elle considérée comme un bon élève au niveau européen ? Comme annoncé en préambule, 12 % du parc automobile des entreprises était électrifié en 2024 sur le territoire français. Très loin de la Belgique (40 %), de la Suède (36 %), du Danemark (34 %) et de la Finlande (32 %), la France se retrouve au niveau de l'Allemagne, avec 13 % du parc des entreprises en électrique. Cet écart s'explique d'une part par les politiques engagées par les pays européens et d'autre part, par la compréhension de la réglementation. Cet écart s'explique à la fois par des politiques nationales différentes et par un manque d'information. Près de la moitié des gestionnaires de flotte affirmaient encore ne pas bien comprendre la réglementation sur la mobilité électrique.
Le bilan 2025 s'annonce toutefois plus encourageant : la part de véhicules électriques dans les flottes d'entreprises devrait avoir doublé. Rendez-vous en 2026 pour suivre cette évolution de la mobilité électrique en entreprise.

publié le 31 octobre à 05h00, Thibaut Simon, Media365

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