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Face à la flambée des prix du carburant, le GPL est-il une alternative intéressante ?

© Dacia, Media365

Alors que les litres d'essence et de diesel s'échangent à minimum 2 euros dans les stations françaises, le GPL, lui connaît une stabilité insolente. Serait-ce le carburant miracle ?

Deux euros. C'est le prix minimum à débourser pour s'offrir un ridicule litre de carburant aujourd'hui dans les stations françaises. Si (d'après Carbu.com) le litre de Sans-Plomb 95 s'échange ainsi à 2,08€, celui du Sans-Plomb 98 réclame 2,09€, quand le diesel navigue carrément à 2,15€ ! Impensable il y a encore quelques mois, où les prix à la pompe s'étaient enfin stabilisés après plusieurs années de crise. La responsable, vous la connaissez, c'est la guerre menée par Israël et les États-Unis en Iran, qui a eu comme conséquence la fermeture du détroit d'Ormuz aux supertankers, qui convoient chaque jour l'équivalent de 20% des besoins mondiaux au pétrole et en GNL. Conséquence : tous les carburants ont vu leur prix augmenter.

Un coût à l'usage moindre par rapport au thermique traditionnel

Tous ? Non ! Un irréductible carburant résiste encore et toujours à la hausse des prix : le GPL. Véridique : il s'échange à la pompe à seulement 1,07€/litre, et n'a augmenté que de 9 centimes en un an, contre 56,2 cents pour le Gazole B7. Ce carburant est moins sujet à la fluctuation des prix sur les marchés mondiaux, car il est composé en grande majorité de propane et de butane. Outre son tarif très alléchant, c'est un carburant qui, même s'il consomme en moyenne 15% de plus que l'essence et nécessite de 1 500€ à 2 500€ de coût de conversion sur un véhicule essence (bombonne + installation), il s'avère rentable pour les gros rouleurs . Et encore, cette dernière n'est pas indispensable si vous optez directement pour un modèle de série équipé d'une motorisation essence/GPL.

Sept modèles GPL chez Dacia et Renault

Le plus fervent ambassadeur en la matière, c'est bien entendu Dacia, qui propose ses blocs « Eco-G » sur l'ensemble de sa gamme, à l'exception, pour des raisons évidentes, de la mini citadine électrique Spring. La Sandero, le Jogger, le Duster et le Bigster peuvent en embarquer une de série, développant entre 120 et 150 chevaux selon le modèle retenu. Il en est de même pour sa maison-mère, Renault, qui a déployé la variante de 120 chevaux sur Clio , Captur et Symbioz, et à chaque fois, il s'agit de la version d'entrée de gamme la plus accessible. Par les temps qui courent et face à la flambée des prix, ce type de motorisation offre une alternative bienvenue aux motorisations essence et diesel, même hybridées.

publié le 5 juin à 05h00, Quentin Pannaud, Media365

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