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Elon Musk, l'homme le plus riche du monde ?

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Elon Musk pourrait devenir d'ici dix ans le premier trillionaire au monde. Le patron de Tesla devra toutefois réaliser une série d'objectifs précis pour espérer atteindre ce cap phénoménal.

La fortune d'Elon Musk, à la tête de plusieurs entreprises comme Tesla, SpaceX ou Neuralink, est déjà colossale. Un demi-milliard de dollars de patrimoine et une richesse qui ne cesse de grandir. Début novembre, les actionnaires de Tesla ont voté à 75 % l'approbation d'un plan de rémunération inédit lors de l'assemblée générale extraordinaire du 7 novembre 2025. D'ici 2035, l'homme d'affaires d'origine sud-africaine pourrait voir sa fortune s'établir à 1 000 milliards de dollars (865 milliards d'euros), à condition d'atteindre les performances fixées par ce plan.

Des objectifs à réaliser

« Un groupe d'actionnaires fantastique. » Les premiers mots d'Elon Musk après le vote font écho à la confiance renouvelée des investisseurs de Tesla. Cette décision intervient pourtant dans un contexte délicat, marqué par une baisse des ventes européennes et des résultats trimestriels mitigés. Pas de quoi inquiéter le patron, qui a exhorté ses partisans à « conserver leurs actions Tesla » sur X, le réseau qu'il dirige. Pour atteindre les sommets, Musk devra toutefois remplir plusieurs conditions. Le plan voté repose sur la distribution d'actions Tesla et non sur un salaire fixe. Trois axes ont été déterminés : d'abord, une capitalisation boursière de 8 500 milliards de dollars ; ensuite, la vente de 20 millions de véhicules sur la période ; enfin, le déploiement massif de l'intelligence artificielle dans les robots Tesla. Le projet « Optimus », mêlant robot humanoïde et robotaxis, devra atteindre le million d'unités d'ici dix ans.

Un accord révolutionnaire

Les actionnaires ont fait un choix audacieux en confortant le contesté et contestable Elon Musk à la tête de Tesla. Cette rémunération découle d'un plan structuré en 12 tranches. À chaque palier franchi, Musk débloquera des actions, lui qui tire sa richesse principalement de la valorisation de Tesla. Cet accord reflète également le choix stratégique de l'entreprise de devenir un acteur majeur de la robotique et une référence sur le marché des véhicules électriques. Des promesses, qui tiennent pourtant à peu de choses.

Tesla, simple méforme ?

Si Elon Musk a su convaincre ses actionnaires, il lui reste à rassurer les marchés. Depuis le début de l'année 2025, Tesla connaît un net ralentissement en Europe. Les derniers chiffres parlent d'eux-mêmes : les immatriculations ont chuté en octobre de 89 % en Suède, de 86 % au Danemark, de 50 % en Norvège et de 31 % en Espagne par rapport au mois de septembre. Un contraste saisissant alors que les ventes globales de véhicules électriques ont bondi de 119 % sur le continent. Le marché français enregistre pour sa part une légère hausse de 2,4 % des ventes de Tesla, insuffisante pour inverser la tendance. L'année 2025 reste morose pour le constructeur américain, avec des baisses de 37 à 63 % observées entre janvier et mars par rapport à la même période de 2024.

publié le 15 novembre à 09h10, Thibaut Simon, Media365

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