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Électrique, hybride, thermique : le comparatif simple pour ne pas se tromper

© Shutterstock, Media365

Pas facile de s'y retrouver parmi les nombreuses technologies proposées actuellement sous le capot de nos voitures. Si les motorisations thermiques et électriques sont bien connues et plutôt maitrisées, les technologies hybrides (mHEV, HEV et PHEV) sont en revanche plus difficiles à appréhender. Thermique, électrique, micro-hybride, full hybride, rechargeable... Au moment d'acheter une voiture, le choix de la motorisation ressemble à un vrai casse-tête.

Thermique ou électrique ?

Modèles les moins chers du marché, les véhicules thermiques doivent composer avec une consommation de carburant élevée, en particulier en milieu urbain où les arrêts et redémarrages sont fréquents. Ils sont incapables de rouler en mode électrique puisqu'ils sont dénués de batterie ou de bloc électrique. Chaque kilomètre parcouru l'est uniquement grâce au carburant, essence ou diesel. Pour l'électrique, c'est l'inverse : ces modèles sont positionnés à un niveau de prix particulièrement élevé , principalement en raison du coût important de leur batterie haute tension. Ils compensent cela dit ce ticket d'entrée en proposant un coût d'usage très contenu tout en offrant une autonomie entièrement électrique qui, selon la capacité de la batterie et le profil du modèle, peut atteindre plusieurs centaines de kilomètres. Reste, bien sûr, le souci lié à la recherche d'une borne et au temps passé en station pour recharger le véhicule.

Hybride : mHEV, HEV ou PHEV ?

On en vient aux technologies dites « hybrides », qui sont réparties en trois catégories :

mHEV ou « mild hybrid » : plus cher qu'un modèle strictement thermique en raison de l'ajout d'un système électrique de faible dimension, le micro‑hybride reste assez proche du thermique en termes de tarifs, mais offre une petite réduction bienvenue de la consommation grâce à l'assistance électrique lors des phases de relance et de décélération, ce qui améliore surtout l'efficience en ville. En revanche, ce système ne permet pas de rouler en mode zéro émission, la batterie n'ayant qu'un rôle d'appoint et ne procurant aucune autonomie électrique.

HEV ou « full hybride » : plus onéreux qu'un mHEV, mais souvent encore compétitif face aux PHEV et à certains électriques, l'hybride « full » justifie son surcoût par une baisse sensible de la consommation, notamment dans les embouteillages ou sur les trajets périurbains où le moteur électrique prend presque systématiquement le relais du thermique, tout en n'offrant qu'une autonomie électrique modeste, limitée à quelques kilomètres à faible vitesse, qui sert surtout à lisser la conduite et à réduire la facture énergétique sans transformer la voiture en véritable électrique au quotidien.

PHEV ou « hybride rechargeable » : affiché à un prix d'achat nettement plus élevé , car il cumule un groupe motopropulseur thermique complet et une batterie rechargeable de forte capacité, l'hybride rechargeable peut néanmoins se révéler très intéressant en matière de consommation lorsque le propriétaire recharge régulièrement et parcourt surtout des trajets quotidiens de courte ou moyenne distance, la partie électrique prenant alors le dessus ; dans ce cas, le moteur essence n'est sollicité qu'en renfort et la dépense en carburant chute, tandis que l'autonomie en mode électrique, souvent comprise entre 40 et 100 km, permet de réaliser une bonne partie de ses déplacements en silence et sans émissions locales.

Quel choix alors ?

Derrière les sigles pas toujours simples se cache finalement une règle logique : plus on fait des trajets courts et en ville, plus l'électrification prend du sens. À l'inverse, les longs trajets réguliers continuent de favoriser les solutions plus traditionnelles. Le bon choix n'est pas technologique, il est avant tout pratique.

publié le 9 mars à 06h00, Quentin Pannaud, Media365

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