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E85 : le carburant moins cher qui séduit de plus en plus d'automobilistes

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Porté par des prix attractifs à la pompe et un réseau en forte expansion, le Superéthanol-E85 s'impose comme l'un des carburants alternatifs les plus compétitifs en France.

En 2026, l'E85 poursuit sa progression. Environ 4 000 stations-service en proposent, soit près de 40 % du réseau français. L'an dernier, la consommation totale de bioéthanol incorporé aux essences atteignait environ 19 millions d'hectolitres, un volume en hausse par rapport à 2024. Le parc de véhicules compatibles, qu'il s'agisse de modèles FlexFuel d'origine ou de voitures converties via un boîtier homologué, continue également de croître. Pour rappel, le bioéthanol est un alcool produit à partir de matières premières agricoles, principalement la betterave sucrière et les céréales en France. Incorporé dans les essences (SP95-E10, par exemple) ou utilisé sous sa forme la plus concentrée, le Superéthanol-E85 contient entre 60 % et 85 % d'éthanol d'origine végétale.

Un prix à la pompe très compétitif

Son atout majeur reste son prix. En 2025, le litre de Superéthanol-E85 s'affichait en moyenne autour de 0,75 €, contre environ 1,65 € pour le SP95-E10 ou le gazole. Malgré une surconsommation de l'ordre de 20 à 25 % par rapport à l'essence classique, le coût au kilomètre demeure avantageux pour les automobilistes réguliers. Cette compétitivité repose en grande partie sur une fiscalité allégée. Si des débats ont émergé autour d'une éventuelle hausse de taxation, l'E85 a conservé en 2025 un net avantage économique.

Face aux autres alternatives : électrique, GPL, hydrogène

Comparé aux autres énergies alternatives, le bioéthanol occupe une position intermédiaire. La voiture électrique demeure la solution la moins chère avec une recharge à domicile. Le coût est souvent inférieur à 5 € pour 100 km. Le GPL, autre carburant liquide alternatif, propose lui aussi un prix au litre attractif (autour de 1 €) et des émissions réduites par rapport à l'essence. L'hydrogène, en revanche, reste marginal en raison d'infrastructures limitées et d'un coût élevé. En 2026, le bioéthanol apparaît ainsi comme une solution de transition fiable : moins carbonée que les carburants fossiles traditionnels et accessible pour le pouvoir d'achat des ménages français.

publié le 4 mars à 07h00, Thibaut Simon, Media365

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