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« Bouton anti-feu » : la Chine s'attaque aux incendies des voitures électriques

© Shutterstock, Media365

Pour éradiquer définitivement les risques d'incendies des voitures électriques, la Chine introduira cet été deux nouvelles normes très strictes qui imposeront notamment l'introduction d'un « bouton anti-feu », physique ou électronique.

À mesure que les véhicules électriques progressent de plus en plus dans les ventes de voitures neuves , une inquiétude persiste dans l'actualité : celle du risque d'incendie lié à leurs batteries lithium-ion. Car, même si statistiquement les incendies de voitures électriques sont moins fréquents que ceux de leurs homologues thermiques, ils sont beaucoup plus spectaculaires et surtout extrêmement plus difficiles à maîtriser. En Chine, qui est le premier marché automobile au monde et le leader de l'électrification, les autorités et les industriels du secteur entendent désormais s'attaquer frontalement à ce fléau, en militant pour un nouveau dispositif baptisé « bouton anti‑feu ».

Un dispositif physique ou électronique

Derrière cette appellation se cache un ensemble de technologies intégrées dans les véhicules électriques, et qui vise à prévenir, détecter et contenir un départ de feu au sein de la batterie. Plusieurs constructeurs chinois, soutenus par des directives de plus en plus strictes de la part de Pékin, développent des systèmes capables d'isoler instantanément un module défaillant, de couper l'alimentation électrique et d'activer des mécanismes de refroidissement d'urgence . Le « bouton » en question, physique ou virtuel, permettrait au conducteur ou au système embarqué d'enclencher ces protocoles en une fraction de seconde.

Des innovations en cascade

Pékin a récemment renforcé ses normes de sécurité autour des batteries, en imposant notamment dès cet été de nouvelles exigences en matière de gestion des incidents. L'objectif est de garantir qu'un incident localisé ne se transforme pas en embrasement généralisé. Dans cette optique, les constructeurs comme BYD, NIO ou encore Geely rivalisent d'innovations, à l'image des batteries « Blade » ou des architectures dites « Cell-to-body », conçues pour limiter les risques de court-circuit et améliorer la dissipation thermique.

Une voie à suivre en Europe ?

Cette stratégie pourrait également influencer les marchés internationaux. L'Europe, où les normes sont déjà strictes, observe avec attention ces nouveaux dispositifs, et, si le concept de « bouton anti‑feu » s'avère efficace et facilement industrialisable, il pourrait inspirer de futures réglementations ou devenir un argument commercial différenciant. Les consommateurs, de plus en plus informés, pourraient y voir un gage de sérieux et de transparence envers les constructeurs automobiles chinois. Il sera intéressant d'étudier le contenu de ces deux nouvelles normes chinoises quand elles auront été publiées au Journal officiel, pour voir précisément ce que contient ce texte et si une transposition à l'échelle de l'UE est bel et bien envisageable.

publié le 3 juillet à 05h00, Quentin Pannaud, Media365

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