Green auto

Boudant le diesel, les professionnels se tournent en nombre vers l'électrique

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Après les particuliers, les professionnels adoptent à leur tour massivement les modèles électriques. Une évolution qui se fait au détriment du diesel, longtemps roi des flottes d'entreprises.

154 749 voitures neuves et véhicules utilitaires légers ont été immatriculés en France au mois de mai 2026, cela représente une timide hausse de seulement 1% en glissement annuel. Renault est celui qui a vendu le plus de voitures dans l'Hexagone (27 279 unités), devant Peugeot (20 175 unités), Citroën (11 971 unités) et enfin Dacia (11 702 unités). Si l'on se penche plus particulièrement sur les chiffres de vente aux particuliers (128 484 voitures), on constate que les consommateurs se tournent désormais massivement vers les technologies hybrides (léger, full et rechargeable), qui représentent désormais 49% des immatriculations totales, soit près d'une voiture sur deux ! Les voitures électriques, elles, couvrent 29% des acquisitions.

Les professionnels passent à l'électrique

Si l'on regarde à présent le mix énergétique non plus des particuliers, mais des sociétés, on constate que les professionnels aussi se tournent désormais vers le 100% électrique. En effet, sur les 50 003 voitures et véhicules utilitaires immatriculés auprès des flottes d'entreprises au mois de mai (-2,6%), 32,5% d'entre eux étaient des modèles exclusivement à batterie, représentant 16 255 immatriculations, en hausse de 120,98% ! On réalise la bascule qui est en train de s'opérer sur ce marché, le diesel n'est plus qu'à la seconde position , avec 14 269 immatriculations, en baisse de 21,32% ! Loin derrière, on retrouvait les hybrides (6 421), les micro-hybrides (5 447), les essence (4 873) et enfin les hybrides rechargeables (2 562 unités).

Les incitations et restrictions rebattent les cartes

Naturellement et vous l'aurez compris, cette nouvelle structure du marché automobile des professionnels n'est pas due au hasard. Elle est la conséquence à la fois des incitations fiscales mises en place par le gouvernement pour soutenir l'achat de véhicules 100% électriques (primes CEE renforcées, nouveaux calculs de l'avantage en nature...), mais aussi, au contraire, par le durcissement des règles visant les modèles thermiques , essence comme diesel, à l'instar de la taxe au poids et du malus écologique par exemple. Un retournement de situation qui écarte petit à petit définitivement le diesel des ventes de voitures neuves, lequel est désormais, aux yeux de Paris et Bruxelles, le « vilain petit canard » à abattre coûte que coûte...

publié le 22 juin à 06h00, Quentin Pannaud, Media365

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