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Batteries pour voitures électriques : une troisième usine s'installe dans le Nord

© Verkor, Media365

Après ACC et AESC, c'est au tour de Verkor, fabricant français de batteries pour voitures 100% électriques, de s'installer dans le nord de la France. La nouvelle Gigafactory de Valenciennes doit, à terme, produire de quoi équiper 300 000 véhicules par an.

Pour casser sa dépendance vis-à-vis des manufacturiers asiatiques comme CATL, BYD, ProLogium ou Panasonic, l'Union européenne s'était engagée il y a quelques années à faire émerger de nouveaux acteurs forts qui produiraient au plus près, sur le marché européen. Parmi les régions retenues, le nord de la France, où sont produites de nombreuses voitures électriques et qui forme un carrefour bienvenu entre la France, le Royaume-Uni et la Belgique , a été retenu pour accueillir plusieurs usines d'envergure. Après ACC à Douvrin et AESC à Douai, c'est aujourd'hui le Français Verkor qui pose ses valises à Dunkerque.

Le groupe Renault parmi les premiers clients

La start-up grenobloise, fondée en 2020 et soutenue par le groupe Renault depuis un partenariat noué en 2021, vient enfin d'inaugurer sa première Gigafactory, qui doit, à terme, produire de quoi équiper environ 300 000 véhicules par an. Le plan d'investissement initial de 1,2 milliard d'euros prévoit en outre la création de 1 200 emplois dans la région d'ici 2027, en comptant les équipes dédiées à la logistique, à la maintenance et à la sous-traitance. Parmi les premiers clients de la société, Renault s'est déjà positionné pour équiper en priorité ses modèles Alpine et FlexVan, des utilitaires électriques nés de la coentreprise Flexis (avec Volvo et la CMA-CGM) et assemblés en Normandie.

Un succès potentiel conditionné par la décision de Bruxelles

L'objectif est ambitieux, mais est pour l'instant suspendu à la décision de Bruxelles d'interdire oui ou non la vente de modèles thermiques neufs en 2035. Nous serons fixés le 16 décembre prochain, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, devant annoncer la révision du règlement. Si l'objectif est maintenu, Verkor tout comme ses concurrents pourra jubiler, mais dans le cas contraire, l'usine à peine inaugurée devra faire face à une demande de batteries moins importantes qu'espérée. La balle est dans le camp de Bruxelles.

publié le 12 décembre à 05h00, Quentin Pannaud, Media365

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