8 000 bornes et des aides jusqu'à 100 000 € : le plan pour électrifier les transports
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Présent à l'ouverture du Salon Drive to Zero, le ministre des Transports Philippe Tabarot a détaillé son plan pour électrifier davantage le secteur des transports.
La 4e édition du Salon Drive to Zero s'est déroulée les 2 et 3 juin derniers en réunissant les acteurs de la mobilité décarbonée. Un rendez-vous incontournable à l'heure où la transition énergétique doit prendre le pas sur les énergies fossiles et renforcer la souveraineté énergétique européenne. Présent en ouverture, Philippe Tabarot a annoncé plusieurs mesures concernant la souveraineté énergétique de la France. Le secteur des transports, principal émetteur de gaz à effet de serre, constitue un enjeu majeur pour le gouvernement.
Les poids lourds roulent à l'électrique
C'est l'une des principales annonces du ministre des Transports. En effet, les efforts financiers pour les professionnels du transport vont bel et bien entrer en jeu. Depuis le 1er juin, les véhicules industriels électriques assemblés dans l'Espace économique européen bénéficient d'une aide financière. Pour l'achat d'un poids lourd électrique, les enveloppes peuvent atteindre 100 000 € et jusqu'à 9 500 € pour les utilitaires légers électriques. Le gouvernement souhaite multiplier l'acquisition de véhicules zéro émission pour décarboner le secteur.
Installation de chargeurs
Pour encourager les déplacements à faible émission, le réseau de recharge électrique doit grandir. C'est pourquoi les infrastructures vont connaître une révolution sur les dix prochaines années. Près de 8 000 points de recharge verront le jour avec d'une part, l'arrivée de bornes ultra-rapides et de l'autre, des bornes lentes, correspondant au temps de repos des conducteurs. La recharge ultra-rapide fait d'ailleurs l'objet des préoccupations du gouvernement. Ce dernier souhaite posséder 30 000 bornes de ce type d'ici 2035. Le secteur du transport de marchandises et l'électrification de sa flotte vont bénéficier d'un coup de pouce de la part du constructeur Scania. Le groupe suédois va développer son site d'Angers grâce à un investissement de 70 millions d'euros destiné à la production de camions électriques. Une décision importante quand on sait que ces derniers ne représentent encore que 2 % des immatriculations de poids lourds en France. En Allemagne, cette part atteint 7 %, et même 18 % aux Pays-Bas.
publié le 7 juin à 09h20, Thibaut Simon, Media365