TOYOTA Prius Hybride 122 ch

Les photos de l'essai

publié le 28 mars

Certes, la Prius n'a jamais fait référence en matière d'esthétique. Mais là, les designers se sont surpassés. Torturé est le mot qui vient immédiatement à l'esprit lorsque l'on découvre cette quatrième génération. Et pourtant, cela ne devrait pas nuire à sa carrière. En effet, les millions de propriétaires de Prius se sont d'abord laissés séduire par ce qu'elle cache sous le capot. A ce chapitre, ce nouvel opus ne déçoit pas. En tout cas, pas si l'on va au-delà de la lecture des premières lignes de la fiche technique. En effet, son 1.8 essence et son moteur électrique ne développe plus, en puissance maximale combinée, que 122 ch. C'est quatorze équidés de moins que la précédente mécanique mais, s'empresse de préciser Toyota, la courbe de couple atteint son sommet plus rapidement et y reste plus longtemps. Cerise sur le gâteau, tout ceci s'assortirait d'une consommation en baisse de 23 %. Il n'y a qu'une seule façon d'en avoir le cœur net : se glisser derrière le volant, totalement inédit lui aussi. Au passage, on remarque également que si la planche de bord conserve son instrumentation centrale, elle a, elle aussi, entièrement été redessinée. La finition et les matériaux utilisés à bord sont également en forte amélioration.

Comme toujours, le silence qui règne au démarrage ne manque pas de surprendre. En fait, seul un voyant prévient que l'auto est prête à rouler. Les premières centaines de mètres peuvent s'effectuer en mode 100 % électrique, à condition de ne pas dépasser 80 km/h et de ne pas accélérer trop fortement. La douceur est plus que jamais à l'ordre du jour et efface la sensation d'accélération. Dans le trafic, la Prius parvient pourtant à suivre, sans peine, le rythme. Sur autoroute, le niveau sonore reste toutefois assez élevé et la sensation de « moulinage » est toujours présente lors des accélérations. Ces deux points ont quand même largement été améliorés par rapport à la Prius III. En matière de confort aussi, la Prius a fait de gros progrès. Les nouveaux sièges offrent un meilleur maintien et l'amortissement est à la fois mieux contrôlé et plus tendre avec les vertèbres des passagers. Quant à la consommation, elle est encore à la baisse : rester sous la barre des 5l/100 km de moyenne est à la portée de tous.

Tous ces progrès ne font pas flamber les tarifs. A 33 700 €, le haut de gamme Lounge est seulement 500 € plus cher qu'auparavant malgré l'arrivée des projecteurs à led, du régulateur de vitesse adaptatif ou encore de la climatisation qui s'adapte au nombre d'occupants.

Avis de la rédaction sur TOYOTA Prius Hybride 122 ch
15.5/20
La Prius reste, plus que jamais, le porte-drapeau de la technologie hybride Toyota. Sa mécanique profondément modifiée lui permet de surclasser toutes ses sœurs et rivales, mais ses choix esthétiques très tranchés risquent de rebuter une partie de la clientèle potentielle. Toyota en est conscient puisque les objectifs de ventes ne sont que de 2 000 unités. Deux mille automobilistes qui auront su aller au-delà des apparences et découvrir les qualités de ce bijou technologique.
ConsommationSilence de fonctionnement (sauf à haut régime)Confort et agrément de conduite en amélioration
Sensation de moulinage lors des accélérationsAbsence de ressenti dans la directionEsthétique
Les chiffresPrix30 400 €Puissance122 ch à 5200 tr/min0 à 100km/h10.6 sConso mixte3.3 l/100km
Notes de la rédactionAgrément de conduite14/20Sécurité active et passive16/20Confort et vie à bord13/20Budget17/20

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU