SKODA Karoq 2.0 TDI 150 ch

Les photos de l'essai

, publié le 17 mai

Si le Karoq semble plutôt discret sur nos routes, c'est sans doute davantage dû à ses lignes banales qu'à son manque de succès. Plus de 15 000 exemplaires de ce SUV compact circulent, en effet, dans l'Hexagone. Pour le rendre un peu moins anonyme, il reçoit désormais une nouvelle face avant, qui s'inspire très largement de celle du grand frère Kodiaq, ainsi que des optiques arrière redessinées. A bord, les évolutions se limitent à de nouveaux inserts et selleries.

Décalé

La même retenue a été appliquée sous le capot, puisque les 4 moteurs disponibles pour le marché français étaient déjà connus de la précédente version. Dans notre pays, le sommet de la gamme est désormais assuré par le 2.0 TDI de 150 ch. Uniquement livrable avec la boite robotisée à double embrayage DSG à 7 rapports, il impose également, et c'est plus surprenant alors que la chasse au moindre gramme de CO2 fait rage, la transmission intégrale. Il dépasse donc les 1 500 kg à vide et se voit frapper d'un malus écologique d'au moins 818 €. Une somme à ajouter au tarif déjà coquet - 44 810 € - de la finition Style de notre modèle d'essai. A équipement équivalent, son cousin, le Volkswagen Tiguan, réclamant moins de 2 000 € supplémentaires, le tchèque va devoir accumuler les qualités s'il veut séduire.

Etonnamment, s'agissant d'une Skoda, ce n'est pas par habitabilité, ni par son volume de coffre, que la Karoq surclassera la concurrence. A cause d'une longueur limitée à 4,38 m, la première se situe simplement dans la moyenne, tandis que les 521 l du second font pâle figure comparés au plus de 600 l de nombre de ses rivaux. Le confort, en revanche, est à mettre au crédit du Karoq. L'amortissement marie admirablement la souplesse nécessaire à la préservation des vertèbres des occupants et le maintien garant d'une tenue de route impeccable et d'un roulis maitrisé. Le quatre cylindres TDI se fait également des plus discrets, même si le râle naturel du Diesel se fait un peu entendre lors des fortes accélérations.

Sur le plan mécanique, saluons également la soif mesurée de ce 2.0 puisque notre essai, majoritairement réalisé sur des routes de montagne, s'est soldé par une consommation inférieure à 6,5 l/100 km. Sur ce type de parcours, l'apport des 4 roues motrices est notable, notamment dans les épingles serrées abordées à vive allure. Le train arrière suit alors très fidèlement la trajectoire tracée par son homologue antérieur. Pour les conducteurs appréciant ce type de conduite, nous recommandons le choix de l'option pack Performance, à 950 €. On y trouve l'amortissement piloté, la sélection du mode de conduite et la direction progressive. Autant d'éléments qui permettent de limiter au maximum le roulis en conduite dynamique ou de favoriser le confort lors des trajets autoroutiers.

Avis de la rédaction sur SKODA Karoq 2.0 TDI 150 ch
13.8/20
Comme ses concurrents coréens, Skoda ne veut plus jouer la seule carte du tarif ‘’ras des pâquerettes’’ mais bien mettre en avant le rapport prix/quipement/prestations de ses modèles. Mission réussie pour ce Karoq retouché, mais le choix de tarifs à la hauteur des ténors du marché, Volkswagen Tiguan en tête, est une option potentiellement risquée, faute d’une image aussi solide.
Moteur discret et sobreAmortissement soigné
Evolutions esthétiques discrètesHabitabilité/coffre dans la moyenne du segment
Les chiffresPrix44 250 €Puissance150 ch à 3000 tr/min0 à 100km/h8.7 sConso mixte5.7 l/100km
Notes de la rédactionAgrément de conduite14/20Sécurité active et passive17/20Confort et vie à bord15/20Budget15/20

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