PORSCHE Cayenne S Pack Sport Chrono

Les photos de l'essai

publié le 12 février

Oubliées les polémiques : le succès du Cayenne, vendu à près de 800 000 exemplaires depuis 2002, a fait taire les puristes. Et si cette troisième génération évolue peu côté style, tout le reste est nouveau ! Le Cayenne a grandi de 63 mm en longueur, histoire de laisser un peu plus d'espace aux occupants de la banquette arrière. Le coffre est pour sa part agrandi de 100 dm³ : avec 770 dm³ au total, c'est l'un des plus spacieux de la catégorie. Des changements rendus possibles par l'adoption de la nouvelle plate-forme MLB du groupe Volkswagen. Une plate-forme qui a permis de gagner quelques kilos : seulement 10 sur la version Turbo, mais 65 sur notre version S. Surtout, elle apporte ce qui se fait de mieux en matière de technologie, et c'est flagrant lorsque l'on s'installe à bord. Le conducteur fait ainsi face à une instrumentation majoritairement informatisée, tandis qu'un grand écran tactile de 12,3 pouces trône au milieu de la planche de bord. La console centrale est quant à elle couverte de surfaces tactiles avec retour haptique.

Toujours plus fort

Le Cayenne offre pour l'instant le choix entre trois versions, de 340 à 550 ch. Nous avons opté pour la version S, intermédiaire, forte d'un V6 2.9 biturbo de 440 ch. L'ensemble moteur/boîte automatique Tiptronic se révèle d'un grand velouté. La douceur est au rendez-vous, la sonorité est plaisante à l'oreille, et les performances sont excellentes : 0 à 100 km/h en 4,9 s (avec l'option Pack Sport Chrono, 5,2 s sans) et une vitesse maxi de 265 km/h. Mais les vigoureuses accélérations sont prodiguées sans une once de brutalité, avec une progressivité qui pourra décevoir les amateurs de sensations fortes. Il faut dire que le Cayenne jouit d'une insonorisation très soignée qui contribue à diminuer la sensation de vitesse.

La nouvelle Panamera nous avait impressionné par son extraordinaire compromis confort/tenue de route. Le Cayenne n'atteint pas tout à fait le même niveau d'excellence, car il est plus lourd et son centre de gravité est plus haut perché. Accessoirement, notre modèle d'essai ne disposait pas des quatre roues directrices, contrairement à la Panamera 4S que nous avions testé à l'époque. Il n'empêche : le Cayenne reste - avec son petit frère le Macan - le seul SUV que l'on peut vraiment conduire comme une sportive. Le train avant est très incisif, le roulis contenu grâce aux barres antiroulis actives (option à 3 300 €) et la vectorisation du couple PTV+ (là encore en option : 1 500 €) contribue à resserrer la trajectoire en courbes. De quoi afficher une efficacité très élevée. Avec les roues arrière directrices, l'agilité est encore supérieure, mais il faut repasser à la caisse (+ 2 064 €). Tout comme pour avoir la suspension pneumatique à trois chambres (+ 2 154 €), ce qui est déjà plus difficile à avaler à ce niveau de gamme. De ce côté-là, malheureusement, la politique Porsche reste inchangée, et si le Cayenne S s'affiche à 94 464 € prix catalogue, notre modèle d'essai dépassait pour sa part les... 130 000 € !

Avis de la rédaction sur PORSCHE Cayenne S Pack Sport Chrono
16.4/20
Cette troisième génération de Cayenne renforce encore sa polyvalence : toujours aussi confortable, il se révèle plus spacieux et continue d'impressionner par son comportement routier résolument sportif. Et si l'on pourra lui reprocher son côté très filtré, ce sont surtout ses tarifs et les nombreuses et coûteuses options qui feront surtout hésiter...
Agilité remarquablePerformances élevéesConfort préservéPrésentation et finitionHabitabilité et coffre
Tarifs élevésPeu de sensation de vitesseEnsemble moteur/boîte un peu trop policé ?
Les chiffresPrix95 568 €Puissance440 ch à 5700 tr/min0 à 100km/h4.9 sConso mixte9.4 l/100km
Notes de la rédactionAgrément de conduite18/20Sécurité active et passive19/20Confort et vie à bord18/20Budget7/20

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