MERCEDES B 180 Progressive Line 7G-DCT

Les photos de l'essai

publié le 19 mars

Seul monospace de la gamme Mercedes - le Classe V tenant davantage du fourgon luxueusement aménagé - la Classe B s'évertue à conserver un profil quasiment monocorps. Sa ligne générale est toutefois plus basse. Ce n'est néanmoins qu'une impression, sa hauteur restant fixée à 1,56 m. Esthétiquement, elle ressemble à une Classe A que l'on aurait étiré vers le haut. Les projecteurs, les feux et la calandre, barré de deux barres chromées dans le cas de la finition Progressive Line, ressemble fortement à celle de la plus petite berline de la marque. On fait le même constat à bord, avec une planche de bord épurée surmontée de deux tablettes accolées et pas moins de cinq aérateurs circulaires. La finition est très soignée et les matériaux utilisés de tout premier choix. La sellerie cuir, une option à 2 100 € tout de même, qui équipait notre modèle d'essai participe grandement à l'impression de raffinement qui règne à bord. Les larges surfaces vitrées, qui peuvent être complétées du toit ouvrant panoramique à 1 400 €, apportent une luminosité bienvenue. Le confort statique est excellent aux places avant, grâce à des sièges enveloppants aux réglages multiples et ce, sans avoir besoin de recourir aux sièges multicontours à 750 €. C'est un peu moins le cas à l'arrière, la banquette, qui pourra, toujours contre supplément, être coulissante sur les modèles commandés à partir de mai, est assez ferme. Mieux vaudra donc éviter de voyager en famille. De toutes manières, le volume restreint du coffre empêchera d'emporter les valises de tout le monde.

L'Etoile s'entête

Le moteur qui se tapit sous le capot de cette version 180 est une vieille connaissance : il s'agit du 1.3 Turbo développé en coopération avec Renault. Présent ici dans une inédite variante de 136 ch, il se démarque par son silence de fonctionnement. A tel point que l'on perçoit des bruits métalliques en provenance de la boite robotisée à double embrayage, un pur produit Mercedes. Bien qu'elle ne soit pas spécialement lourde, la B 180 n'est pas très tonique, sauf à engager le mode sport. Pour un véhicule à vocation familial, ce n'est en réalité pas très gênant, mais la précision du châssis donne très envie de disposer d'une grosse poignée de chevaux complémentaires. On se consolera avec la façon impeccable qu'a la Classe B d'enrouler les courbes, le train avant suivant parfaitement les directives fournies par la direction.

Hormis la BMW Série 2 Active Tourer, cette Mercedes n'a pas de réelle concurrente. Mais si on la compare à l'ensemble des monospaces compacts, elle se situe assurément dans le haut du panier, hormis en ce qui concerne la modularité. Limitée à la banquette rabattable 1/3-2/3 et au plancher de coffre dont on peut régler la hauteur. Ces qualités ont toutefois un prix. A 37 450 €, hors options, notre version d'essai vise très haut. Pour se faire pardonner, elle modère sa consommation de carburant, avec une moyenne de 7 l/100 km en conduite "familiale".

Avis de la rédaction sur MERCEDES B 180 Progressive Line 7G-DCT
13.3/20
En France, la Classe B représente 10% des ventes de la marque à l'Etoile. Il est donc parfaitement compréhensible que celle-ci ne soit pas prête à tirer un trait sur la catégorie des monospaces compact. Si l'on s'étonne que, à l'instar d'un Renault Scénic, cette Mercedes affiche une modularité tout juste digne d'un break, c'est surtout le montant du chèque à signer qui risque de rebuter le plus les familles.
Excellent confort... à l'avantPrésentation et finition très soignéesChâssis digne d'une berline
Modularité trop limitée même en optionTarifs Mercedes
Les chiffresPrix32 500 €Puissance136 ch à 5500 tr/min0 à 100km/h9 sConso mixte5.4 l/100km
Notes de la rédactionAgrément de conduite13/20Sécurité active et passive16/20Confort et vie à bord16/20Budget11/20

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