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BMW M5

Les photos de l'essai
BMW M5
21
Diaporama

publié le 7 mai

Youpi, l'hiver est fini ! Du moins, c'est ce que je croyais. Car ce matin, c'est la fête à la grenouille dans la campagne nivernaise : ça pleut, ça mouille au circuit de Magny-Cours ! Pour ne rien arranger, la piste est couverte de gomme. C'est Holiday on Ice ! Avec la précédente BMW M5, surpuissante propulsion, l'épreuve serait probablement terrifiante. Mais cette nouvelle M5 possède un atout dans sa manche : quatre roues motrices ! J'entends déjà les puristes hurler au sacrilège : « une BMW M se doit d'être une propulsion ! Si je veux du Quattro je vais chez Audi »... Calmons-les tout de suite : cette transmission intégrale a été spécifiquement conçue pour la M5, et elle propose trois modes de fonctionnement : 4WD, 4WD Sport et 2WD. Oui, vous avez bien lu, cette M5 est capable de fonctionner comme une vraie propulsion ! En ce qui me concerne, j'ai beau apprécier les « propus » comme à peu près tout amateur de bagnoles, je suis quand même bien content d'avoir la transmission intégrale, car Magny-Cours est effectivement glissant comme jamais ! Les premiers tours se font donc avec prudence et circonspection... et en mode 4WD normal. Dans ces conditions, la M5 donne l'impression de vous prendre par la main : « ne t'inquiète pas, ça va bien se passer », semble-t-elle nous susurrer à l'oreille. Vraiment ? Dans le long droite d'Estoril, il faut être patient avant de remettre les gaz, car l'inertie de la bête est palpable (1 855 kg à vide). Mais la direction, transparente, laisse bien ressentir le grip disponible. À la sortie, on s'enhardit et on lâche les watts ! Les 600 ch délivrés par le V8 4.4 biturbo revu et modernisé font que l'on arrive très vite au freinage de l'épingle d'Adelaïde. Dans les enchaînements du Nürburgring ou d'Imola, la M5 se montre prévisible et progressive dans ses réactions. Alors on s'enhardit, et l'on bascule en mode 4WD Sport. Dans ces réglages, la transmission M xDrive renvoie davantage de couple aux train arrière, et le système tolère un peu plus de patinage des roues. Une révélation ! L'auto devient alors épatante, à la fois joueuse et rassurante, avec un essieu arrière qui glisse à la demande. On se surprend à entamer de jolies dérives, voire à les entretenir grâce à l'intelligence du différentiel arrière piloté. Tellement gratifiant ! Le reste est au diapason. La nouvelle boîte ZF à 8 rapports, qui propose trois lois de changement de vitesses, se montre aussi douce en usage normal que virile en mode sportif. Le freinage carbone-céramique optionnel (8 900 €) est facile à doser et ultra-endurant.

La nouvelle référence

Sur la route, ces qualités sont encore plus flagrantes. À commencer par les performances, qui sont carrément d'un autre univers ! L'amortissement piloté parfaitement bien calibré encaisse sans sourciller trous et bosses, en en répercutant le moins possible aux passagers et en préservant la tenue de cap. Du coup, on atteint rapidement et en toute décontraction des vitesses inavouables : le paysage vous saute littéralement au visage ! D'autant que la pluie a enfin cessé et que le bitume sèche. Par acquis de conscience, je tente le mode 2WD, qui impose de déconnecter toutes les aides électroniques, mais je me ravise rapidement. En effet, avec son couple de camion (750 Nm dès 1 800 tr/min!), la M5 n'a alors qu'une seule envie : laisser l'arrière passer devant. On réservera donc ce mode au circuit, de préférence sur une piste sèche... et en ayant au préalable acheté pas mal d'actions Pirelli !

Non contente d'être une machine fascinante, la BMW M5 sait aussi faire patte de velours en usage quotidien. Car elle reste avant tout une Série 5, avec son habitacle raffiné, son insonorisation soignée et un confort préservé, les suspensions restant très tolérantes. On appréciera aussi son look discret. Alors, parfaite la M5 ? Presque ! Deux détails chagrinent. D'abord, la sonorité du V8, assez étouffée en temps normal, et amplifiée de façon un brin caricaturale lorsque l'on active l'échappement sport. L'autre « détail », c'est le tarif. Non pas que la BMW M5 soit chère par rapport à ses rivales, à 127 550 € elle au contraire plutôt une bonne affaire. Mais c'est surtout une bonne affaire pour Bercy, puisqu'à ce tarif déjà coquet, il conviendra d'ajouter 10 500 € de malus, plus 8 000 € de la nouvelle taxe sur les « voitures de tourisme de forte puissance »...

Avis de la rédaction sur BMW M5
17.8/20
BMW a eu bien raison de doter sa M5 d'une transmission intégrale. Loin de s'être banalisée, sa conduite n'en devient que plus exaltante ! Il devient possible d'exploiter la puissance plus souvent, plus efficacement, tout en conservant une agilité et un agrément de conduite hors pair grâce aux différents modes du M xDrive. Le plus beau dans tout ça, c'est que la M5 reste une berline au long cours, accueillante, confortable et discrètement élégante. Un quasi sans faute, n'était-ce le caractère un brin effacé du V8 biturbo...
Efficacité de haut niveauAgilité magnifiéeTransmission intégrale vraiment intelligentePerformances décoiffantesFreinage puissant et endurant (carbone-céramique)Confort préservéPrésentation discrète
Sonorité moteur décevanteTaxation décourageante
Les chiffresPrix127 550 €Puissance600 ch à 5600 tr/min0 à 100km/h3.4 sConso mixte10.5 l/100km
Notes de la rédactionAgrément de conduite19/20Sécurité active et passive19/20Confort et vie à bord18/20Budget12/20

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