Triumph dévoile la TE-1, son prototype hypersportif en courant continu

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Crédits photo : Triumph Motorcycle
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, publié le 16 février

La TE-1 est une collaboration entre Triumph et les experts en électrification du Royaume-Uni. Nous avions déjà pu voir le prototype en croquis lors des premières phases du projet. Aujourd'hui nous découvrons le prototype Triumph TE-1 en photos et en explications. Pour l'ensemble des données techniques il faudra certainement attendre la fin de le phase 4 de ce projet d'envergure. 

Ce qui saute aux yeux, c'est le design. Des lignes sportives, deux phares acérés, une boucle arrière très courte. On croit voir une Speed Triple amputée du siège passager, mais surtout de son légendaire moteur 3 cylindres en ligne. À la place ? Un bloc batterie signé Williams Advanced Engineering qui est le réservoir d'énergie dédié à faire tourner la roue arrière au bout d'un monobras oscillant.

Une réserve d'énergie signée Williams Le constructeur anglais met en avant le travail remarquable de Williams Advanced Engineering (WAE) groupe expérimenté sur la conception des alimentations notamment en formule E. Ce bloc, optimisé tant sur la répartition des masses que le positionnement dans le châssis intéresse sur papier : sa compacité, son refroidissement intégré, son convertisseur DCDC (courant continu) et ses couvercles en carbone. La batterie est annoncée avec une capacité de 15 kWh et une recharge de 0 à 80% en seulement 20 minutes avec un chargeur 360 volts. Triumph évoque également des tests en phase 4 et "pas de compromis en matière de performance à de faibles niveaux de charge". On espère pouvoir le constater bientôt par nous-mêmes...

Propulsion : plus de 500 kW ! Le moteur, lui, est signé Integral Powertrain (IP). La division e-Drive du manufacturier qui fabrique déjà les moteurs et onduleur pour la Lotus Evija - voiture électrique 100% british - s'est associée à Triumph pour développer un nouveau type d'onduleur à base de carbure de silicium à très faible perte, ce que le manufacturier décrit comme une technologie très facilement extensible. Côté propulsion, la prouesse est d'avoir développé un moteur "sans câbles de phase [...] ni de circuit de refroidissement séparé" comme le rappelle Andrew Cross, Directeur Technique (CTO). Un moteur qui d'après sa fiche technique délivrera 13 kW/kg en pointe et 9 kW/kg de façon stable. D'après IP, c'est 60% de plus que l'objectif du Conseil automobile britannique (APC) pour 2025. Triumph nous dévoile aussi que le module est capable d'atteindre plus de 500 kW. Suffisant pour nous envoyer dans le décor, mais en combien de millisecondes ?

TE-1 : éternel prototype ? Le partenariat avec WMG de l'Université de Warwick était axé sur l'étude des problématiques liées à l'électrique comme le rechargement, les chaînes d'approvisionnement locales et l'orientation gouvernementale. La quantification de l'impact environnemental était aussi l'objet de l'étude du WMG. Pour le moment, peu de révélations, mais nous veillerons à relever les points noirs de cette étendue verte à la fin de la phase 4, à l'été 2022.

D'ici là, Triumph aura le temps de peaufiner le prototype, dans deux catégories. Sur banc : la cartographie moteur, l'autonomie, les modes de conduite et l'optimisation thermique. Sur piste : la tenue de route, l'accélération, le freinage (N.D.L.R. Il vaut mieux !) et les options bien utiles comme l'antipatinage quand on est installé sur une puissance disponible de façon aussi linéaire.

Triumph nous donne rendez-vous sur piste cet été ! Malheureusment, nous n'aurons le droit de l'essayer qu'avec les yeux... Quelle déception ! Mais on l'espère de courte durée.

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