Le retour de BSA dès 2021 ?

Le retour de BSA dès 2021 ?
Le retour de BSA dès 2021 ?

publié le 8 décembre

Pour se souvenir de l'apport de BSA à l'histoire de la moto, faut commencer à avoir un peu de cheveux blancs. En effet, la marque a coulé en 1972 et parmi ses succès, on retiendra la très mignonne B44 VS (qui a un peu inspiré la 500 XT à Yamaha, la marque japonaise l'a reconnu après coup), les chouettes twins A65, probablement les twins anglais les moins caractériels à faire rouler, et la séduisante Rocket 3 avec son moteur aussi charmeur qu'incontinent.

Mais bon, ça remonte un peu et ça ne doit plus parler à grand monde. On se posera donc la question : quel interêt de relancer une marque qui ne parle plus qu'à des gens qui se déplacent avec un déambulateur (ou presque) ? Les arcanes du marketing sont souvent impénétrables. 

Mahindra a encore frappé Derrière cette histoire, se trouve le groupe Mahindra, déjà propriétaire principal de Peugeot Motocycles et de Jawa. L'ancienne marque tchèque, après des débuts fort laborieux, commence à trouver un rythme de croisière, en ayant écoulé 50 000 engins l'an dernier en Inde, en concurrence avec les Royal Enfield 350 Bullet, et qui depuis planifie son retour en Europe.

Mais Mahindra ne souhaite pas s'arrêter là, et planifie donc de relancer la marque BSA, en lui collant une gamme de motos thermiques (lancement prévu au printemps 2021) et électriques (fin 2021). Plus fort encore : la production devrait avoir lieu en Grande-Bretagne et les chiffres donnent un peu le tournis, puisque l'on parle de 10 000 motos à l'horizon 2021, de 300 emplois, et d'un investissement de 4,6 millions de livres de la part du gouvernement anglais.

Tout ceci est un peu trop beau pour être vrai, puisque l'on parle de lancer une moto dans... six mois, ce qui, à moins de faire du "badge engineering", semble assez farfelu. Ok, Mahindra, c'est costaud, mais là, on va donc, comme disent les Anglais, attendre et voir... 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.