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Batteries au graphène : une révolution pour la voiture électrique ?

Coeur des véhicules électriques, la batterie est en constante évolution. L'une des prochaines étapes pourrait toutefois carrément bouleverser ce marché en devenir. Mais les batteries au graphène vont-elles vraiment tenir toutes leurs promesses ?

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2. Le graphène, c'est quoi ?

Le graphène, c'est quoi ?©D.R.

publié le 15 octobre

Alors que les batteries automobiles actuelles, tout comme celles de la quasi-totalité de nos objets du quotidien, ont massivement recours à des métaux rares, dont l'exploitation est souvent extrêmement polluante, le graphène, qui ne remplace toutefois pas totalement le lithium, est un matériau qu'il est relativement facile d'obtenir en abondance. En effet, il est extrait du graphite, qui est lui-même un dérivé du carbone. S'il est aujourd'hui l'objet de nombreuses recherches, c'est principalement parce qu'il permettrait des temps de recharge largement inférieurs à ceux des accumulateurs lithium-ion, de loin les plus utilisés actuellement dans le monde, tout en offrant une meilleure résistance à l'usure, donc une durée de vie plus conséquente, et s'avère plus sûr. Comme toute nouvelle technologie, c'est aujourd'hui le coût de production du graphène qui représente le principal obstacle à vaincre. Mais toutes les entreprises qui travaillent sur cette technologie sont confiantes sur leur capacité à en baisser drastiquement le coût de revient lorsque la production de masse débutera.

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Synthétisé pour la première fois en 2004 (ce qui a valu à son « découvreur », Andre Geim, le Prix Nobel de physique 2010), le graphène est, depuis, considéré comme l'un des matériaux du futur. Mais ce futur pourrait être très proche. Certains fabricants de smartphones seraient ainsi capables de mettre de telles batteries sur le marché dès l'année prochaine. En novembre 2017, Samsung a déposé un brevet pour une batterie au graphène capable de stocker deux fois plus d'énergie que les batteries lithium-ion actuelles et capable de se recharger 5 fois plus rapidement (les électrons peuvent s'y déplacer jusqu'à 150 fois plus vite que dans le silicium). De plus, le graphène permettrait, par sa flexibilité (une couche de graphène est un million de fois plus fine qu'une feuille de papier, ce qui fait qu'il est considéré comme un matériau à deux dimensions), permettra probablement d'opter pour des packs de batterie qui n'auront plus autant de conséquence sur le design des voitures électriques.

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