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Mandataires : vraiment un bon plan ?

Le canal le plus évident lorsque l'on veut acheter une voiture neuve, c'est le concessionnaire. Représentant exclusif d'une ou plusieurs marques sur un territoire donné, fixé par le constructeur, il propose l'ensemble de la gamme de ce dernier. Un monopole de plus en plus contesté par les mandataires.

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1. Une offre encore méconnue

Une offre encore méconnue©D.R.

publié le 13 décembre

A l'origine, un mandataire automobile est censé faire le lien entre un automobiliste et un concessionnaire. Le but : obtenir au premier sur une voiture neuve des conditions bien plus avantageuses que ce qu'un client lambda se verrait offrir en négociant directement. Si l'on s'en tient à ces termes, le client achète donc la voiture à un représentant officiel de la marque, le mandataire ne percevant alors qu'une commission pour le rôle qu'il a joué. Au fil des années, cette fonction originelle a pas mal évolué. D'abord parce que de plus en plus de mandataires se sont également lancés dans le commerce de véhicules d'occasion, d'autre part parce qu'un grand nombre d'entre eux possède désormais un stock propre. Légalement, il n'est plus question alors d'un mandataire, mais plus simplement d'un vendeur automobile indépendant.

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Si, en se baladant sur les sites Internet des acteurs de ce marché, on tombe rapidement sous le charme des remises proposées (elles sont souvent, deux, trois voire quatre fois plus importantes que celles accordées en concession), seulement un acheteur français sur dix ferait, au final, appel à leurs services. La principale crainte des neuf autres, c'est d'avoir des difficultés à faire, par la suite, entretenir son auto dans le réseau officiel, voire de se faire purement et simplement refuser le bénéfice de la garantie, qu'il s'agisse de la contractuelle ou de la légale, en cas de problème. Des craintes injustifiées la plupart du temps car la Loi protège évidemment les clients des mandataires contre les concessionnaires qui ne joueraient pas le jeu. La majorité d'entre eux se montre d'ailleurs « réglo », consciente qu'il serait dommageable pour un atelier de se priver de cet afflux de client.

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