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Le contrôle technique fait peau neuve

A partir du 20 mai 2018, le contrôle technique automobile évolue en profondeur. Des changements qui font craindre à beaucoup l'impossibilité de circuler avec une voiture âgée. Réalité ou fantasme ?

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2. Toujours plus de points contrôlés

Toujours plus de points contrôlés©Simone Ramella, Simone Ramella

publié le 23 avril

La formule actuelle du contrôle technique automobile concerne 123 organes, pour un total de 409 défaillances possibles, réparties en deux catégories : les mineures pour 232 d'entre elles et les majeures pour les 177 restantes. Seules ces dernières sont soumises à l'obligation de réparation. Le propriétaire de l'auto concernée a deux mois à compter du contrôle pour y remédier puis il doit représenter sa voiture dans le centre qui a effectué ce contrôle pour y subir une contre-visite. A l'issue de celle-ci, si le(s) défaut(s) a disparu, c'est reparti pour deux années de tranquillité. Dans le cas contraire, le véhicule n'a plus le droit de circuler jusqu'à ce qu'il soit remis en conformité. Pour vérifier ce dernier point, il devra repasser un contrôle technique intégral... et payant.

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Le contrôle technique version 2018 fait passer le nombre d'organes inspectés à 131. La liste de défaillances possibles passe ainsi à 600. Désormais, ces dernières seront réparties en trois catégories. Pas de changement pour les 139 mineures, qui n'obligent à aucune réparation, et les 340 majeures, qui devront être corrigées sous deux mois. En revanche, sont créées 127 défaillances critiques. Si l'une, ou plusieurs, d'entre elles sont détectées, une vignette spécifique sera apposée sur la voiture, signifiant que tout doit être remis en état sous 24 heures, faute de quoi cette dernière sera immobilisée.

C'est ce dernier point qui inquiète nombre d'automobilistes, pensant, à tort, qu'ils n'auront qu'une journée pour engager des possibles et onéreux frais. Certains invoquent les délais conséquents pour obtenir un rendez-vous en atelier, les autres la nécessité d'utiliser leur voiture au quotidien pour aller travailler et brandissant le spectre possible de la perte d'emploi.

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