Dossier

Téléphone au volant : des dangers accrus !

Si plus personne ne peut aujourd'hui contester que l'usage du téléphone est incompatible avec la conduite automobile, trop de chauffeurs prennent encore la liberté de passer un appel durant un trajet. Un comportement irresponsable qui peut se payer « cash ».

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3. Des solutions et de la répression

Des solutions et de la répression©D.R., D.R.

publié le 26 septembre

Pour lutter contre ce fléau, de nombreux acteurs sont mobilisés. Les pouvoirs publics ne manquent ainsi pas de lancer régulièrement des campagnes visant à mettre en avant les dangers de l'utilisation du téléphone au volant. Vu les chiffres précédemment évoqués, les résultats ne semblent pas être au rendez-vous. Les fabricants de téléphone et les constructeurs automobiles se lancent donc dans une autre voie, en partie plus contraignante. Il s'agit de « déconnecter » le téléphone du conducteur. En entrant dans la voiture, la voiture se connecte au téléphone via le Bluetooth et réoriente ainsi tous les appels entrants vers la messagerie, sans laisser le téléphone sonner, voire envoie un SMS à l'appelant précisant que la personne qu'il essaie de joindre est en train de conduire. Il n'est ici pas question d'un système de brouillage, interdits en France en dehors des centres pénitentiaires et des salles de spectacle, mais d'une application à télécharger sur son smartphone. L'utilisateur du véhicule n'est donc pas obligé de souscrire à ce service et, surtout, les passagers pourront continuer à utiliser normalement leur portable.

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Pour les autorités, les moyens mis en oeuvre pour dissuader les conducteurs de téléphoner sont bien plus coercitifs. Tenir son téléphone en main est ainsi puni d'une amende de 135 € et d'un retrait de trois points du permis de conduire. Cette sanction est applicable que l'on soit en train de passer un appel, que l'on envoie un SMS, que l'on consulte ses mails ou même simplement si l'on consulte l'heure sur son terminal. Depuis le 1er juillet 2015, les mêmes punitions sont prévues en cas d'usage d'une oreillette, y compris si elle est Bluetooth, d'écouteurs ou encore d'un casque. Autrement dit, le seul moyen légal de passer aujourd'hui un appel tout en conduisant est le kit mains-libres. Autorisé, mais pas sans risque, puisque l'augmentation des temps de réaction est la même quelle que soit la méthode utilisée pour téléphoner.

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20 commentaires - Des solutions et de la répression
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    as33 -

    je ne suis pas certain qu'avec le bluetooth embarqué on soit distrait ,en tout cas je roule énormément avec un décroché automatique et vous garanti que c'est moi qui jusqu'à présent évite les accidents animaux ,chauffards et dieu sait si il y en a, etc cela ne m'empêche pas de rester concentré sur la route.Par contre je confirme que les conducteurs avec le téléphone à l'oreille et oui il y en a encore,ne sont pas à leur conduite et je suis le premier à leur faire remarqué.J'ai moi aussi des membres de famille qui conduisent sur les routes et m’inquiètent pour eux.

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    Y_Not -

    Incroyable :
    Pourquoi 1/ ne pas rappeler dès le début de l'article que l'usage du téléphone au volant est interdit et 2/ inciter les lecteurs à téléphoner en décrivant la procédure à suivre ?
    Et l'on s'étonne de croiser, comme moi tous les jours, des conducteurs téléphone à la main ou l'oreille et de même pour les conducteurs de transports en commun.
    Et l'on s'étonne que le nombre d'accidents et de morts ne baisse pas !!!

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    thurechatel -

    La solution c'est la repression .

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    coco31 -

    Confiscation du tel immédiatement pendant 6 mois et interdiction d en avoir un autre sous penne d amende très élevée ,que le tel soit privé ou professionnel.ça en calmera beaucoup.

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    gv89 -

    Personnellement je n'utilise pas mon portable en voiture. Je ne répond pas aux appels. J'estime que l'usage du téléphone en conduisant est trop dangereux. Je considère également que les discussion avec les passagers du véhicule sont aussi dangereuses, pendant les discussions directes ou par voie téléphonique diminuent l'attention du conducteur, ainsi que l'écoute d'informations radio ou autres. Musique en sourdine possible, mais pas à pleine puissance. J'approuve pleinement les sanctions appliquées dans ce cas.

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    paname -

    Ce qui revient à dire en lisant l'article, qu'aucun passager ne devrait parler au conducteur pour que celui-ci garde une vigilance maximum De plus écouter la radio n'est pas mentionné dans l'article, mais reste à connaître la perte de vigilance lors d'un débat.

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    Cyril83140 -

    Le passager à coté du chauffeur aperçois la route aussi, et change son attitude envers le chauffeur en fonction de ce qui se passe sur la route
    La radio ou la musique est une écoute "passive", sans influence réelle sur la perception de ce qui se trouve sur la route
    Avec le téléphone, l'attention est plus porté sur l'écoute de son interlocuteur qui ne voit pas la route...
    Des test on démontré que lorsque à l'écoute de la radio on entend crier "attention !", l'automobiliste ne réagi pas sur sa conduite... mais si au téléphone l'interlocuteur pendant la discussion crie "attention", l'automobiliste réagi sur sa conduite (freine, donne un coup de volant)
    D'ailleurs on commence à se rendre compte que les employés qui travaillent avec un casque/micro, il obéi plus facilement comme un robot aux ordres données que par un interlocuteur présent, il fait même des actes qui peuvent être dangereux
    Les conditions d'attitude de "soumission auditive" que ce soit au travail casque/micro avec des ordres données sont identiques qu'avec le téléphone au volant...

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