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Quel avenir pour les salons automobiles ?

Usines à rêve pour les amoureux de voitures, odes à la pollution pour les écologistes, les salons déchainent les passions. A en croire les chiffres de fréquentation des dernières grand-messes automobiles, le second camp semble toutefois l'emporter.

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1. Des chiffres qui inquiètent

Des chiffres qui inquiètent©Werner Bayer

publié le 18 novembre

L'hémorragie a débuté il y a déjà une quinzaine d'années pour le Mondial de Paris, longtemps le salon automobile le plus fréquenté au monde. Après le record de 2004 (1 460 803 entrées), le nombre de visiteurs n'a cessé de baisser jusqu'à atteindre, en 2018, lors de la dernière édition en date, 1 068 194, soit une chute de 27% sur cette période. Pour certains salons, le constat est encore plus cinglant. Entre 2017 et 2019, le salon de Francfort a vu sa fréquentation baisser de 31%.

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Parmi les grands rendez-vous internationaux, seuls les deux salons majeurs chinois (Pékin et Shanghai) font exception. La première explication à ces différences est simple. Alors que les marchés occidentaux sont matures depuis plusieurs décennies déjà, avec des chiffres de vente qui fluctuent peu d'une année sur l'autre, les Chinois accèdent simplement à l'automobile. Pour eux, il s'agit encore d'un objet prestigieux et même si les ventes se tassent depuis quelques mois, la majeure partie des habitants de l'Empire du Milieu ne possèdent toujours pas de voiture. Toujours est-il que pour les organisateurs de ces expositions parmi les plus importantes au monde, il n'est pas question de baisser les bras. Tous assurent avoir en tête de nombreuses idées pour relancer l'intérêt du grand public pour ces manifestations. Un optimisme de façade ou de véritables évolutions à venir ?

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