Dossier

Bonus/Malus écologique : ce qui change depuis le 1er juillet 2021... et après !

Habituellement remanié au 1er janvier de chaque année, le barème du bonus/malus, qui n'a d'écologique que le nom, a été exceptionnellement revu au 1er juillet dernier. Qu'est-ce qui a changé et quelles sont les évolutions attendues pour les prochaines années ?

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3. De nouvelles évolutions dès le 1er janvier 2022

De nouvelles évolutions dès le 1er janvier 2022©D.R.

publié le 19 juillet

Le barème de bonus/malus actuellement en vigueur aura une durée de vie très limitée puisque, dès le 1er janvier prochain, des modifications seront introduites. A cette date, le malus concernera toutes les voitures émettant au moins 128 g/km de CO2. L'évolution de son montant suivra ensuite la même progression : 50 € à 128 g/km, 75 € à 129 g/km, 100 € à 130 g/km... Mais le montant maximal fera un grand bond en avant, passant de 30 000 € aujourd'hui à 40 000 €. Ainsi, la taxe sera de 29 070 € à 213 g, 30 056 € à 214 g, 31 063 € à 215 g, 32 094 € à 216 g, 33 147 € à 217 g, 34 224 € à 218 g, 35 324 € à 219 g, 36 447 € à 220 g, 37 595 € à 221 g, 38 767 € à 222 g, 39 964 € à 223 g et 40 000 € pour les 224 g et plus.

En ce qui concerne le bonus, seules les voitures électriques seront concernées. Mais le montant tombera à 5 000 € pour les moins de 45 000 € et à 1 000 € pour les moins de 60 000 €. Les éventuels changements touchant la prime à la conversion n'ont pour le moment, pas été officialisés.

Nouveau tour de vis en 2023 avec, une fois de plus, un abaissement de 5 g/km de CO2 du seuil d'entrée en vigueur du malus (128 g/km donc). Le montant maximal progressera une fois de plus de 10 000 €, pour atteindre 50 000 € sur les autos rejetant 226 g/km de CO2 ou plus. Tous ces montants ont d'ores et déjà été votés par l'Assemblée Nationale. En revanche, on ne sait rien d'une possible baisse du bonus écologique en 2023.

Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seul, on sait, en revanche, tout ou presque concernant une taxe supplémentaire : le malus au poids. Dès le 1er janvier 2022, un véhicule thermique pesant 1 800 kg ou plus sera ainsi taxé à hauteur de 10 € pour chaque kilo à partir de ce seuil (10 € pour 1 800 kg, 20 € pour 1 801 kg...). Ce montant s'ajoutera, le cas échéant, à celui du malus écologique mais le cumul des deux ne pourra en aucun cas dépasser 40 000 € en 2022 et 50 000 € en 2023. Ainsi, l'année prochaine, une voiture de 1 800 kg émettant 160 g/km de CO2 sera redevable de 2 215 € (10 € de malus au poids et 2 205 € de malus écologique). Une autre du même poids mais émettant 250 g/km de CO2 sera redevable de 40 000 € (10 € de malus au poids et 40 000 € de malus écologique, mais ce sera alors le plafond de 40 000 € qui s'appliquera.

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