Side car handicapé, la fin d'un rêve !

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Le prototype dans son état actuel
Le prototype dans son état actuel
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publié le 6 mai

Depuis son accident au rallye du Beaujolais en 1999 lors duquel il est devenu paraplégique, il n'a rien perdu de sa passion pour la moto et tient toujours la barre bue sa concession. Il s'est donc lancé très vite dans un projet de fabrication de son side car 100 % indépendant exactement comme il le voulais. C'est à dire, de pouvoir l'utiliser sans l'aide de personne..« Mon truc c'est la moto et je ne voulais pas d'une auto pour handicapé, mais je ne voulais pas perdre mon indépendance et être tributaire de quelqu'un".  

Kymco a fourni gratuitement un scooter Xciting 500 en 2012 pour servir de base à son projet avec un haut de carénage avant supplémentaire pour équiper le nez du side-car. Faute d'argent le projet prend du temps, mais avance petit à petit avec quelques amis pour avoir l'engin qui est devant nous aujourd'hui... mais.

« Aujourd'hui , je l'ai fini et je ne peux pas l'homologuer » Le scooter a été modifié au niveau de la selle et l'adjonction d'un side-car dont la partie arrière s'ouvre avec une télécommande pour former une rampe d'accès. Une fois à bord, le conducteur referme la rampe et se déplace latéralement depuis son fauteuil jusqu'au siège du scooter en s'aidant du guidon.

Voilà un beau prototype qui va malheureusement rester à ce stade. L'homologation de base du scooter n'est plus possible car il était conforme à Euro2 et donc n'est plus immatriculable aujourd'hui. Or il faut partir d'une base immatriculée pour faire une homologation à titre individuel (RTI), de l'attelage complet qui reste alors sous la marque d'origine.

 Jean Burdet, spécialiste reconnu dans le milieu qui réalise des attelages sur base Enfield, Guzzi et Triumph, mais a aussi fait des Vespa. « Dans ce cas il faut juste une décharge de responsabilité de la part du constructeur, ce qui permet de partir d'un véhicule déjà immatriculé et de passer l'homologation à titre individuel. Si le véhicule ne l'est pas c'est quasi impossible car alors il faut faire un dossier complet d'homologation comme un nouveau véhicule et il faudrait alors que la marque accepte et engage sa responsabilité en tant que constructeur. L'homologation doit alors respecter les normes actuellement en vigueur (E5) et le constructeur est responsable des modifications »

On comprend donc bien que Kymco ne puisse répondre favorablement et s'engager aujourd'hui dans une telle démarche. «  Aujourd'hui, Rhossetos nous sollicite pour que nous lui attestions que sa modification est autorisée par le constructeur, pour qu'il puisse avancer dans son homologation. Ceci est impossible à plusieurs titres :

o Kymco ne peut attester des modifications apportées par un tiers.

o Kymco ne peut pas autoriser des modifications sur ses véhicules.

o Le véhicule n'est aujourd'hui plus immatriculable (il s'agit d'un véhicule aux normes Euro 2)

Voilà, il aurait fallu que le scooter soit immatriculé en 2012 ce qui aurait permis un passage à titre individuel aujourd'hui. Malheureusement cela n'a pas été fait à l'époque et ce side-car ne pourra donc jamais rouler sur nos routes...

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