Le Livre d'Or de la Moto 2017 : Revivre magnifiquement le big bang...

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 C'est vrai c'est de l'or

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publié le 29 décembre

Du bonheur à chaque page... Même si c'est techniquement le nom d'un type d'allumage sur les moteurs, le mot « Big Bang » me vient à l'esprit à la mode cosmologique, parce que l'année 2017 a vraiment été une naissance/renaissance dans le MotoGP.

Et c'est ce que Michel Turco, auteur du livre, a magnifiquement écrit, même pour ceux qui comme moi ont suivi tous les GP en direct, relire cette histoire façon  « Les chevaliers de la table ronde » c'est plus qu'une ode, une année légendaire.

Naissance, bien sûr, celle d'un Zarco qui « en première année », mène les sept premiers tours du premier GP de l'année ! Il se bat ensuite régulièrement avec les meilleurs, les tous meilleurs, ceux des podiums. Il se fait parfois avoir par des gros pervers comme Marquez et Rossi, mais rentre à chaque fois en disant qu'il a appris quelque chose. Bref le talent à l'état brut, l'enthousiasme d'un gosse surdoué, ce bouquin est un récit, une saga superbe.

Renaissance ? Celle des GP, j'aurais pu écrire révolution... Avec Yamaha totalement dans la choucroute en fin de saison alors que son équipe satellite Tech3 lui passe devant, avec un inattendu Dovizioso qui trouve le chemin de la grâce, avec un non moins inattendu Lorenzo à l'arrêt durant la moitié de la saison, avec un Marquez qui doute jusqu'au dernier GP où il se fait un rattrapage digne des plus grandes cascades du cinéma, année absolue, année totale...

106 pages de vrai bonheur Michel Turco a une vraie façon d'écrire l'histoire, je pense à un Pierre Miquel qui écrit la Guerre de cent ans, lue et relue dix fois mais sous sa plume, on croit n'avoir rien vu, rien su.

Je me suis refait deux fois la lecture du chapitre sur le GP d'Australie ! La plus grande compétition que j'aie vue dans mes trente et quelques années de carrière, y compris les grandes heures du rallye raid, du motocross et même la F1, on l'a oublié mais c'est une discipline où il ya eu beaucoup de baston !

Le bruit et la fureur sont là tout le temps. La flamme est encore avivée ça et là par les commentaires savoureux de Randy de Puniet, les hommages à ceux qui sont partis en 2017 sont hyper documentés.

Michel Turco a trois défauts, il écrit « nonuple » champion du monde ce qui est un mot abominable, il dit d'un pilote d'usine qu'il est « pensionnaire » de telle marque comme on l'est de la sécu ou de la Comédie Française... C'est grammaticalement correct,  pas de problème, mais c'est laid, tout comme cette fameuse catégorie reine qui m'exaspère, que Michel transforme en classe reine, il ya déjà du mieux... Mais ce sont des mots utilisés par des confrères sans aucune inspiration et donc indignes de Michel.

Bon, trois mots sur 106 pages de vrai bonheur, même Molière ou Saint Ex ont fait pire, il fallait quand même que je trouve un truc à redire, et puis le talent des autres ça rend jaloux, d'où ces piques mais franchement, ce bouquin c'est vraiment du nanan.

Dans la vie de tous les jours on dit « c'est un cadeau »...

Ce qui tombe bien, Noël arrive !

C'est édité chez Solar, en format à l'italienne, 106 pages 23 X 27 cm, le prix des bouquins varie selon l'endroit où l'on achète mais c'est un peu moins de trente euro, pour des moments de bonheur, c'est donné...

 
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